Alors que les conditions mรฉtรฉorologiques observรฉes depuis le 15 mars dans la vallรฉe de l’Arve – alternant anticyclone et temps froid la nuit avec inversion des tempรฉrature, entraรฎnant le figement des polluants au sol – devraient favoriser un fort pic de pollution, les prรฉvisions de la qualitรฉ de l’air enregistrรฉes ce mercredi 18 mars s’avรจrent excellentes en fond de vallรฉe.
Seules les hautes montagnes du massif alpin (mรชme constat en Savoie) sont touchรฉes par un air mรฉdiocre, provenant vraisemblablement des masses d’air encore polluรฉes de l’Italie du Nord (voir photos ci-dessous).ย
La raison ร cela ? Le quasi-arrรชt des activitรฉs humaines, et donc des รฉmissions (elles sont au plus bas !), liรฉ ร la propagation du coronavirus en France. Une occasion unique, pour ne pas dire inรฉdite (ร l’รฉchelle du virus qui nous contamine), pour les scientifiques de surveiller et d’analyser en conditions rรฉelles lโimpact de chaque usine, de chaque secteur, des dรฉplacements quotidiens, du trafic du tunnel du Mont-Blanc, du chauffage au bois des habitants assignรฉs ร rรฉsidenceโฆ sur les pics de pollution et la qualitรฉ de lโair.
Pour Anne Lassman-Trappier, prรฉsidente d’Inspire, association qui oeuvre pour une meilleure qualitรฉ de l’air et la protection de l’environnement dans le Pays du Mont-Blanc, ยซ les enseignements ร en tirer seront cruciaux pour cibler plus efficacement les politiques et actions ร mettre ne place pour rรฉduire la pollution de lโair dans la vallรฉe et protรฉger la santรฉ de ses habitants ยป.












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