Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l’Insertion auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, est venue se rendre compte sur le terrain des retombées des aides de l’État pour les personnes en difficultés.
« Nous avons la particularité d’avoir une ministre de l’Insertion et pas une simple secrétaire d’État, ce qui témoigne de l’intérêt du Gouvernement pour la question », se réjouit Martial Do, dirigeant de l’association Tremplin, après la visite de Brigitte Klinkert, ministre déléguée auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, chargée de l’insertion, jeudi 23 septembre. Une visite guidée par la volonté de rencontrer des structures ayant une approche globale de l’accompagnement des personnes en difficultés. Or, c’est précisément la vocation de Tremplin qui s’intéresse autant à la question du logement, qu’à celle de l’emploi. « C’est cette transversalité qui intéressait la ministre, poursuit Martial Do. Pour nous, la bonne approche, c’est l’accompagnement individuel. Premiers dans l’Ain dans l’insertion avec quelque 200 postes pour 150 équivalents temps plein, sur un total de 350 salariés, deuxièmes en Auvergne Rhône-Alpes sur les chantiers d’insertion, nous répondons à ce besoin via différentes activités économiques, mais aussi un centre de formation, en français langue étrangère, en informatique, etc. »
Brigitte Klinkert a visité le deuxième centre de tri textile de Tremplin. Fraîchement créé, il emploie 40 personnes et ambitionne de tisser des liens avec le monde économique. Déjà partenaire de Mondial Tissu, de Mr Bricolage, de Décathlon et de PME locales, il est en train de nouer des relations avec le fabricant de vêtements de travail DMD France. Bénéficiaire de 249 835 euros dans le cadre du plan de relance, Tremplin a créé 66 emplois supplémentaires.
« La société telle que je la rêve ! »
« Vous êtes en situation de handicap, et pourtant, ça ne se voit pas ! » Veste rouge cintrée, pantalon serré et chaussures lacées noires, une coiffure qui lui donne de faux airs d’Annie Lennox, Brigitte Klinkert, échange ensuite un à un avec les employés en insertion œuvrant chez Ares Log’ins, une boîte spécialisée dans la logistique à Saint-Vulbas. Il est vrai que le personnel en insertion revêtu des couleurs de l’entreprise se fond dans le décor, au point qu’on ne le sent pas autant en position sociale fragile. Ce que veut la ministre, elle, c’est de ne laisser personne de côté. « Il faut que la reprise profite à tout le monde, martèle-t-elle, et en particulier les plus fragiles, qui, dans la crise que nous traversons encore, sont ceux qui ont le plus de mal à se relever. Pour cela, nous voulons créer 11 000 emplois, 11 000 solutions nouvelles ». Bon élève, depuis 2020, l’Ain a enregistré 470 nouveaux emplois “inclusifs” créés avec un soutien financier de l’État de 2,2 millions d’euros.
Fatima, Rémi et consorts, employés par Ares Log’ins, ne s’en doutent peut-être pas, mais grâce aux témoignages qu’ils ont livrés à la ministre, ils pourraient bien être à l’origine de crédits supplémentaires, de propositions, voire, qui sait, d’un projet de loi en faveur de personnes en insertion professionnelle. Car Brigitte Klinkert n’a pas l’habitude de fouler le terrain pour rien : « Lorsqu’on voit une entreprise adaptée exemplaire, travailler dans les entrepôts d’une entreprise exemplaire dans la RSE, c’est la France de demain ! C’est la société telle que je la rêve, ces personnes en situation de handicap qui travaillent en plein cœur d’une entreprise. » Why not ? Après tout, Annie Lennox dans Sweat Dreams ne chante-t-elle pas « Sweet dreams are made of this » : « Les doux rêves sont faits de ça » ?
Eliséo Mucciante et Sébastien Jacquart








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