Barjane s’apprête à déposer le permis de construire d’une usine, tout en lançant la commercialisation. Un véritable gain de temps en perspective.
L’investisseur et développeur Barjane et le Syndicat mixte du parc industriel de la plaine de l’Ain (SMPipa) s’associent pour concevoir l’usine 5.0 : l’usine “clé en main”. Les partenaires se proposent de réduire les délais d’attente pour la construction d’un site. « Nous voulons anticiper les besoins des industriels. Dans ce domaine, le temps de décision est beaucoup plus court que le temps d’aménagement immobilier qui nécessite des procédures assez longues. Aussi, si l’on attend le projet industriel pour construire, on est finalement déjà en retard face au besoin. Nous avons donc décidé de faire l’inverse en imaginant une enveloppe qui soit adaptable et flexible à 60 à 65 % des projets », explique Léo Barlatier, cofondateur et codirigeant de Barjane. La société prévoit de réaliser toutes les études et démarches nécessaires en amont pour que le projet soit prêt en 12 à 15 mois, soit deux fois moins de temps que la normale. Le concept sera modulable et l’acheteur pourra adapter les plans à ses besoins. Des plans qui prévoient d’être à la pointe, notamment en matière d’écologie.
Un temps d’avance
« Le Parc Industriel de la plaine de l’Ain a toujours eu une stratégie de développement claire et ambitieuse. Les investisseurs sont sensibles à notre capacité de proposer une offre foncière de qualité, des infrastructures performantes et une expertise solide. Notre collaboration avec Barjane nous permet de garder un temps d’avance et de nous démarquer dans la compétition nationale et internationale », souligne Hugues de Beaupuy, directeur général du SMPipa.
« Le but est d’ajouter une corde à l’arc du parc, qui possède déjà des terrains et des bâtiments. Là, il s’agit de proposer autre chose dans le cadre de la réindustrialisation », complète Léo Barlatier.
Si l’idée n’est pas novatrice au niveau national, elle demeure une première dans l’Ain. Le permis de construire doit être déposé pendant le premier trimestre 2022 pour un démarrage des travaux un an plus tard. La commercialisation, elle, devrait débuter avant même les demandes d’autorisations.
Joséphine Jossermoz









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