La mairie d’Annecy, entre histoire et modernité

par | 22 Fév 2022

Le programme de réhabilitation de l’architecte Pierre-Louis Faloci introduit de la transparence et du contemporain tout en conservant les éléments patrimoniaux les plus emblématiques de l’hôtel de ville.

Au printemps 2025, l’hôtel de ville d’Annecy devrait achever sa mue après deux ans de travaux et 15 millions d’euros (M€) d’investissement. « Ce budget vient s’ajouter aux 15 millions que nous avons dépensés pour nettoyer, curer, protéger le bâtiment après l’incendie qui l’a ravagé en novembre 2019. Sur ce total de 30 M€, la prise en charge des assurances – calculée sur la base d’une reconstruction comparable à l’existant – s’élève à 20 M€ », précise Benjamin Marias, premier adjoint au maire.

Une maison de la ville

Plébiscité par les élus annéciens, le projet de réhabilitation imaginé par l’architecte Pierre-Louis Faloci associe une équipe de maîtrise d’œuvre fédérant les bureaux d’études Egis (tous corps d’état), Plantier (structure) et Acoustb (acoustique). Il repose sur quelques grands principes visant à faire dialoguer patrimoine et modernité. Ancré dans l’histoire avec ses arcades et ses pierres, le rez-de-chaussée, très minéral, s’ouvre sur la ville d’une part et les jardins d’autre part : il devient un lieu de vie et de convivialité autour de diverses activités (café, coworking, exposition) drainant des visiteurs. « On se retrouvera dans une place publique, une vraie maison de la ville ouverte sur son environnement », précise Pierre-Louis Faloci.

Une salle du conseil en mezzanine

Une verrière d’environ 300 m² est installée en partie haute afin d’ouvrir la vue sur les étages supérieurs. Les murs anciens ne sont conservés que s’ils sont contigus aux espaces comme la salle des mariages, qui devront être reconstitués à l’identique. « La salle du conseil municipal sera transformée et comprendra une mezzanine afin de faciliter la présence du public », ajoute François Astorg, le maire. Desservis par le grand escalier – qui sera rebâti –, les lieux de réception prendront place au premier niveau, tandis que les bureaux individuels ou partagés se développeront au-dessus. D

Une volonté d’exemplarité

Du béton bas-carbone et des matériaux locaux seront mis en œuvre. « Ce sera un chantier exemplaire, un modèle de la manière dont on doit construire aujourd’hui : composer avec le patrimoine, récupérer ce qui existe et savoir le transformer, démolir le moins possible », continue Pierre-Louis Faloci.

Les mêmes exigences prévalent au niveau énergétique : surélevée pour laisser passer la lumière, la toiture sera recouverte en façade sud de tuiles photovoltaïques afin de produire de l’énergie. L’eau de la nappe phréatique sera également utilisée pour produire du chaud l’hiver et de la fraîcheur l’été.


Sophie Boutrelle
Crédit photo : Pierre-Louis Faloci.

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