Le fabricant d’armoires et de tableaux électriques de Châtillon-sur-Chalaronne a fêté ses 30 ans le 16 juin.
« Clients, fabricants, fournisseurs, c’est grâce à vous que nous avons pu progresser dans le métier et nous faire une place méritée sur le marché », a commenté Thierry Cara, le gérant, à l’heure des remerciements. Fabricant de tableaux électriques pour tous types de clientèles professionnelles, industrielles ou tertiaires, Sercate a fêté ses 30 ans, vendredi 16 juin. L’entreprise de Châtillon-sur-Chalaronne avait mis les petits plats dans les grands et invité quelque 140 personnes dans la salle de l’hippodrome Bel Air. Parmi eux, outre ses clients et ses chefs de chantier, un certain nombre de partenaires, fabricants et fournisseurs (ECA, Legrand, Schneider, Rexel…) qui ont joué le jeu d’exposer leurs produits.
« On a démarré à deux, avec Michèle Annarelli comme commerciale. Cette ancienne de chez Schneider nous a permis de suivre des stages de formation et d’obtenir des agréments. Ainsi, nous avons pu progresser régulièrement et conquérir de nouveaux clients », se souvient Thierry Cara, qui avait déjà fait de cette ancienne équipière, « professionnelle hors pair », la marraine de l’entreprise au moment de fêter les 15 ans. Le gérant a salué beaucoup de monde, à commencer par sa compagne, Myriam, ou encore son associé, Roger Ribaut, « sans qui cette société n’aurait pas existé ». Il le considère comme son père spirituel.
Aujourd’hui, la société emploie cinq personnes pour un million d’euros de chiffre d’affaires en moyenne. « Nous voudrions être plus nombreux, mais nous ne trouvons plus d’apprentis depuis trois ans, malgré les annonces diffusées auprès des centres de formation, de la chambre de commerce et de la chambre de métiers, et malgré la promesse d’une embauche à l’obtention du diplôme », s’étonne le gérant. Boulanger-pâtissier de métier, il a dû se réorienter à cause d’une allergie à la farine.
Il s’est alors tourné vers l’électricité, grâce à l’AFPMA. Il a ensuite exercé dans différentes entreprises avant de se mettre à son compte. Ce parcours explique le vif intérêt de Thierry Cara pour la formation. « J’ai formé 26 jeunes depuis le début », clame-t-il. Plusieurs d’entre eux étaient d’ailleurs invités à l’anniversaire, aux côtés des équipes actuelles. Le gérant songe maintenant à prendre sa retraite, d’ici à 2027. Il devrait alors passer la main à Mathieu Guinet, l’un de ses salariés.
Sébastien Jacquart









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