Née d’un partenariat avec le Groupe Atlantic, la Heat Pump Academy a été inaugurée le 27 octobre.
L’IUT Lyon I de Bourg-en-Bresse a inauguré le 27 octobre, sa Heat Pump Academy, une plateforme dédiée aux formations autour des pompes à chaleur (PAC). Fruit d’un partenariat entre l’Université Claude Bernard Lyon I et le Groupe Atlantic, financée par la Région à hauteur de 180 000 euros dans le cadre d’un appel à projets, elle s’adresse aux étudiants du Bachelor universitaire de technologie métiers de la transition et de l’efficacité énergétique (BUT MT2E), une soixantaine d’élèves actuellement, et aux salariés de l’entreprise partenaire.
« Créé en 1968 à la Roche-sur-Yon, notre groupe a déjà connu trois transformations, vers le chauffage électrique, puis vers les chaudières gaz à condensation, à présent vers les pompes à chaleur. Aujourd’hui, nous ambitionnons de devenir leaders européens de la transition bas carbone du bâtiment, secteur qui représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France, a justifié Marc Ruze, directeur industriel du Groupe Atlantic. Mais la concurrence est rude avec l’Asie, en termes d’offre comme de capacités d’investissements, avec des structures beaucoup plus importantes que la nôtre. Nous comptons 31 implantations dans le monde, 13 000 personnes et 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Nous visons, à horizon 2030, 50 % du CA issu des solutions bas carbone. C’est pourquoi nous augmentons nos capacités en recherche et développement sur plusieurs de nos sites, notamment en Région où nous en possédons quatre : à Vinay, en Isère, Meyzieu, dans le Rhône, qui fait l’objet d’une extension en R & D, Pont-de-Vaux et Boz, dans l’Ain, deux sites jumeaux qui emploient 300 personnes et comptent un centre de développement dédié à la PAC collective. Nous sommes actuellement leaders en France et deuxièmes en Europe de la PAC domestique et leaders européens du chauffe-eau thermodynamique. La PAC collective est davantage un marché émergent. Nous voulons développer nos capacités de production, aujourd’hui de 150 000 pompes à chaleur par an, intégrer en France la fabrication de sous-ensembles pour maîtriser notre supply chain et réduire notre empreinte environnementale. Tout cela suppose de relever un défi supplémentaire, celui des compétences. »
Et Jean-Michel Carre, directeur R & D du groupe, de compléter : « Atlantic possède déjà plusieurs centres de formation dédiés à ses clients. La Heat Pump Academy cible davantage nos équipes en interne. L’objectif est d’en former 250 en deux ans. Mais à travers la formation des étudiants, elle donne une visibilité supplémentaire à nos produits, vers nos futurs clients ou collaborateurs. »
Gagnant pour l’université et les territoires
Du côté de l’IUT Lyon I, on est ravi de redonner vie à une plateforme préexistante. « Elle avait été créée en 2005, dans le cadre d’un échange avec Carrier. Puis avec le rachat de CIAT, la formation s’est déplacée à Culoz, a raconté Eric Peyrol, vice-président aux partenariats. Nous sommes par ailleurs passés d’un DUT en deux ans à un bachelor en trois ans, avec un nouveau module sur les pompes à chaleur. D’où le rapprochement avec Atlantic. » Pour Michel Massenzio, directeur de l’IUT, « c’est donner aux étudiants des outils pour s’adapter aux technologies de demain et la capacité de s’insérer dans l’industrie sitôt leur cursus achevé ». De plus, pour Christophe Viton, vice-président formation de l’Université Claude Bernard, ce type de partenariats participe à développer les IUT. Or, ceux-ci donnent de l’attractivité aux territoires, selon Catherine Staron, vice-présidente de la Région à l’enseignement supérieur. Enseignement dont l’offre ne doit pas se concentrer sur les métropoles.
Sébastien Jacquart








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