C’est dans son petit atelier installé chez elle, à Aix-les-Bains, que Marie-Pierre Pouzadoux imagine toutes sortes de sacs. Cabas, sacs à dos, cartables, sacoches, portefeuilles… : tous sont faits main à partir de chambres à air de vélos et de tracteurs qu’elle récupère et transforme.

« Créer me nourrit et recycler a toujours eu du sens », explique l’artisane, qui a été infirmière et praticienne en médecine chinoise, avant de lancer sa marque, Chiffons et bicyclettes.
Tout a commencé le jour où cette passionnée de couture décide de concevoir son propre sac à main. Depuis, ce besoin d’engendrer ne l’a jamais quitté. Tous les matériaux qu’elle utilise sont issus du réemploi. « Je m’approvisionne en chambres à air auprès de magasins de cycles (dont Cyclable) et d’un constructeur de tracteurs, qui me les fournissent gracieusement », explique la créatrice. Même les tissus sont chinés dans les recycleries ou les boutiques Emmaüs. « J’achète rarement, et sur un coup de cœur », sourit-elle.
Outre sa gamme de sacs, Marie-Pierre Pouzadoux réalise des bijoux et vient d’imaginer une gamme pour hommes : « En cuir et maillons de chaîne (de vélo, toujours)… au gré de mon inspiration. » Elle travaille aussi à façon, à la demande, une activité qu’elle entend développer, même si elle reconnaît volontiers que la communication et le marketing n’ont jamais été son fort. Actuellement, ses articles sont vendus sur son site vitrine et dans trois magasins : La Forge des Halles et La Ruche Boutik’, à Chambéry, et La Maison des artisans, à Lescheraines.
« Mon rêve, finit-elle, serait de trouver une boutique sur Aix-les-Bains, où je pourrais exposer et vendre mes créations. »
Avec dans l’idée d’en vivre un jour. En 2024, Chiffons et bicyclettes a vendu pour 4 000 euros d’accessoires.
Patricia Rey







0 commentaires