Le 15 juillet, la Compagnie des Alpes a remporté la DSP de la petite station savoyarde, connue pour sa situation aux portes du parc de la Vanoise. Le groupe devrait investir 50,5 M€ sur vingt-cinq ans.
Parmi les trois candidats en lice, c’est la Compagnie des Alpes (CDA, 1,2 milliard d’euros de CA en 2023-2024, 6 840 salariés), leader européen dans l’exploitation de domaines de montagne et de parcs de loisirs, que les élus du conseil municipal de Pralognan-la-Vanoise ont choisis pour aménager et gérer leur domaine skiable (alpin et nordique et la centrale de réservation). Cette nouvelle délégation de service public (DSP) prendra effet ce 1er novembre pour vingt-cinq ans.
« Nous avons souhaité nous appuyer sur un groupe solide », explique Martine Blanc, maire de Pralognan-la-Vanoise, reconnaissant au passage « la nécessité d’investir et d’inventer un nouveau modèle économique compte tenu du réchauffement climatique ».
Ce que l’actuel exploitant, la Saem Sogespral (5,5 M€ de CA, 36 salariés ETP), au conseil d’administration majoritairement communal (la maire en est la présidente), « a fait avec ses moyens ». L’édile ajoute : « Nos ambitions seront présentées lors d’une réunion publique, prévue fin août. »
De son côté,David Ponson, directeur de la division “domaines skiables et activités outdoor” de la CDA, se félicite de « l’intégration de Pralognan, en ligne avec notre raison d’être et notre volonté d’élargir notre portefeuille à des territoires plus petits ».
« Ce domaine de montagne “aux quatre faces nord” coche toutes les cases », dit-il, rappelant aussi : « Si la station est à 1 400 m d’altitude, l’essentiel du domaine skiable se situe au-dessus de 1800 m. L’étude Climsnow que nous avons réalisée est très favorable au-delà de 2070. »
Une destination hiver-été
La CDA a retenu le vrai potentiel de développement et de rayonnement de la destination, aux portes du parc de la Vanoise et des glaciers, fréquentée hiver (60 %) comme été (40 %).
« L’image de nature que nous véhiculons participe à notre attractivité », assure Martine Blanc, qui entend « conserver l’authenticité et l’âme du village ».
L’opérateur devrait injecter 50,5 M€ sur vingt‑cinq ans (dont 2,6 M€ de droits d’entrée à retrancher). Au programme des premiers investissements : la création d’une télécabine au pied du domaine skiable en remplacement d’un télésiège et, dans la foulée, une seconde ou un télémix qui fera le lien entre les plateaux du Bochor et des Fontanettes. Selon la CDA, ce nouveau site contribuera à hauteur de 300 M€ au chiffre d’affaires du groupe sur la durée du contrat.
David Ponson confie, par ailleurs, travailler sur d’autres DSP et projets d’acquisition.
Patricia Rey








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