Tourisme : Échappée belle à Saint-Gervais et Megève

par | 25 juillet 2026

En Haute-Savoie, au cœur du Pays du Mont-Blanc dominé par le plus haut sommet d’Europe occidentale, Saint-Gervais et Megève font figure de destinations phares, fortes de leur identité. Entre paysages grandioses alternant alpages et glaciers, sites naturels et patrimoine culturel, elles méritent que l’on s’y attarde 48 heures.
Le temps de vivre une expérience inoubliable avec, au programme, nature, sport, bien-être, art et gastronomie.

Alors que le mercure ne cesse de grimper, passer deux jours à la montagne au frais, n’a jamais été autant d’actualité, avec des demandes de séjours qui augmentent. Saint-Gervais et Megève n’y échappent pas et attirent des touristes du monde entier. Destinations de montagne par excellence, riches de leurs atours et de leurs différences, elles proposent une offre touristique très variée tout au long de l’année. Elles font partie des dix communes du Pays du Mont Blanc, situé dans la Haute Vallée de l’Arve, au pied du versant français du mont Blanc, où vivent près de 45 500 habitants (source Insee 2023). Territoire très fréquenté, il affiche 5,2 millions de nuitées par an, dont 1,9 M en période estivale, selon l’Observatoire touristique du Mont-Blanc.

Jour 1 – Saint-Gervais

Village de Saint-Gervais ©Boris Molinier

Située à 850 m d’altitude, Saint-Gervais-les-Bains est une station thermale constituée de quatre villages : Le Fayet (580 m), Saint-Gervais (le bourg principal), Saint-Nicolas-de-Véroce (1 150 m) et du Bettex (1 400 m). Elle est aussi le point de départ de la voie royale pour l’ascension mont Blanc. Dans cette commune, qui a fait de la mobilité douce un pilier de sa stratégie en réglant le problème du dernier kilomètre, les 5 755 habitants comme les vacanciers peuvent se déplacer d’un point à un autre en transport par câble ou en bus électrique toute l’année. Destination authentique très appréciée l’été, elle recense 400 000 nuitées touristiques (sur 1 million au total), soit +4 % en 2025. « Chaque année, nous battons un record », se félicite son maire, Jean-Marc Peillex.

Cap sur les sommets

Après une nuit hors du temps au Refuge Chez la Tante, nouvel hôtel 5 étoiles ouvert l’hiver dernier sur les pistes de ski à 1 850 m d’altitude, accessible uniquement en télécabine, rien de tel qu’une randonnée jusqu’au sommet du mont Joux, à 1 964 m, pour profiter de la nature. Un itinéraire facile au beau milieu des alpages avec vue sur le mont Blanc, le mont Joly, les Fiz et les Aravis.

Ancien self d’altitude, Le Refuge Chez La Tante au Mont d’Arbois, à Saint-Gervais, est une création du groupe Beyond Places ©Le Refuge Chez La Tante

On redescend ensuite par la télécabine du Mont d’Arbois et le Valléen pour rejoindre Saint-Gervais. Et comme marcher ouvre l’appétit, cap sur, le Bistrotsérac, campé sur la place. Le chef Jonathan Laurent réveillera vos papilles avec des viandes maturées cuisinées à la braise.

L’après-midi, plusieurs alternatives s’offrent à vous. Vous détendre et buller aux Bains des thermes (voir encadré ci-aprés). Il suffit de prendre l’ascenseur à eaux usées – le fait de l’emprunter vaut le détour – qui mène directement au parc. Ou encore parcourir le Sentier du Baroque (lire encadré), en partant de la chapelle de la Combe pour gagner Saint-Nicolas-de-Véroce. Les belles églises et chapelles érigées au XVIIe et XVIIIe siècles témoignent de la Contre-Réforme catholique menée par Saint François de Sales contre le protestantisme.

Enfin, si l’envie vous prend de monter au Nid d’Aigle, le mythique tramway du Mont-Blanc à la gare du Fayet vous y conduira (voir encadré ci-dessous). Sur le chemin du retour, faites un arrêt à Montivon. Là, se trouve la distillerie créée par James Abbott, à 1 365 m. L’Écossais y fabrique artisanalement, depuis 2017, gins et spiritueux, dont du whisky (450 bouteilles numérotées), dans des alambics en cuivre. Depuis cet été, il organise des ateliers de cueillette de plantes sauvages et de distillation. Autre trésor, la jolie chapelle baroque de Montivon, entièrement restaurée en 2025, accessible en 15 mn à pied.

Distillerie artisanale de Saint-Gervais où James Abbott élabore spiritueux et gins ©Distillerie de Saint-Gervais

L’art contemporain hors les murs

Pour clore la journée, partez à la découverte de l’art contemporain. Il est partout, sur les murs, les passages piétons, dans les parkings… Il y a plusieurs lieux à visiter : l’espace éphémère installé dans l’une des piles du pont où, chaque été, un artiste investit les lieux pour créer une œuvre, et les maisons fortes qui abritent plusieurs expositions.

A Saint-Gervais, un parking sur 11 niveaux et sa façade extérieure transformés en oeuvre d’art collective par des artistes du monde entier ©OT Saint-Gervais

Dernière halte à La Table d’Armante (Hôtel L’Armancette), à Saint-Nicolas-de-Véroce, nouvellement auréolée d’une étoile au Michelin. Aux fourneaux, le chef Thomas Vonderscher revisite avec brio les saveurs alpines en jouant sur les textures.

La Table d’Armante où officie le chef Thomas Vonderscher, auréolé d’une étoile au Michelin, à Saint-Nicolas-de-Véroce ©Hôtel L’Armancette

Jour 2 – Megève

Le centre hsitorique de Megève ©Marie Bougault

Changement d’ambiance et de décor. À quelques encablures, Megève, réputée pour son art de vivre et ses adresses de luxe, est une destination phare (500 000 nuitées enregistrées l’été). Au départ, modeste hameau de montagne fondé par les moines bénédictins au XIIe siècle, il est devenu un lieu de villégiature fréquenté par la jet-set, propulsé sur le devant de la scène internationale en 1920 par la baronne Noémie de Rothschild.

À peine arrivé, on pose ses valises à l’Hôtel Saint-Georges, qui a rouvert ses portes au cœur du village en décembre 2025. Ce chalet historique a été transformé en un refuge théâtral et intimiste de 29 chambres, à la décoration montagnarde haute en couleurs teintée d’une touche d’excentricité. Le groupe Chapitre Six a fait appel au jeune designer britannique Luke Edward Hall, connu pour son esthétique onirique.

Le Saint-Georges métamorphosé en hôtel cinq étoiles – DR

Ensuite, direction le Jaillet, sur les hauteurs de Megève, pour une balade botanique avec Émilie Von Arx, herbaliste et fondatrice de Cairn Plantes (voir encadré ci-après). « Apprendre à reconnaître et à utiliser les plantes médicinales qui poussent à nos pieds est une façon de renouer avec les ressources naturelles qui nous entourent », assure la jeune lyonnaise, qui se rêvait en Heidi avant de s’installer à Flumet, juste à côté.

Un patrimoine éclectique

Au retour, les gourmands ont le choix : déjeuner au 45° La Bonne Latitude, situé au pied du téléphérique du Jaillet. Une table bistronomique, où l’on sert une cuisine de saison savoureuse élaborée à partir de produits locaux. Ou encore se délecter d’un burger Mac Rothschild de wagyu et d’une tartelette myrtilles à Ideal 1850, restaurant d’altitude du Four Seasons sur les pistes du mont d’Arbois face au mont Blanc.

L’après-midi se poursuit avec une sortie canyoning dans les cascades de La Belle au Bois au Mont d’Arbois toujours (lire encadré ci-après). Une activité rafraîchissante et salvatrice quand la canicule perdure. La station, qui prône la montagne douce, propose par ailleurs une multitude d‘activités de pleine nature : randonnée, VTT, golf, parapente, espaces aquatiques… Autre option, flâner dans le centre historique de Megève, autour de sa Grand-Place où cohabitent chalets en bois (à voir aussi ceux conçus par Henri Jacques Le Même, incontournables), galeries d’art et boutiques de luxe – dont la célèbre Maison Aallard, qui a célébré ses 100 ans cette année. L’occasion aussi d’appréhender les sculptures intemporelles de Pierre Margara au cœur du village et au Palais, où une exposition lui est dédiée (encadré ci-dessous).

Haut lieu de la gastronomie

Lorsque le soleil décline, rendez-vous au Rooftop bar du Grand hôtel Soleil d’Or pour siroter un cocktail avec une vue à 360° sur Megève. Dans ce haut lieu de la gastronomie alpine, dîner au Flocons de Sel est un passage obligé. Niché dans la montagne, le restaurant du chef triplement étoilé Emmanuel Renaut distille une cuisine de terroir mêlant poissons de lacs, légumes oubliés, bouillons et herbes sauvages. Et pour finir sur une note sucrée, le soufflé chaud parfumé aux bourgeons de sapin, hommage à ses racines haut-savoyardes.

Le biscuit de brochet et de lotte au jus d’oignons grillés, plat signature du chef trois étoiles Emmanuel Renaut ©Flocons de Sel

Focus : Les lieux où il faut s’attarder

Bulle de bien-être aux thermes de Saint-Gervais

Les thermes de Saint-Gervais dispense de nombreux soins thérapeutiques à base d’eau thermale ©Fabian Bodet

Envie d’une parenthèse bien-être dans une eau thermale millénaire ? Les Thermes de Saint-Gervais, situés au Fayet, permettent de se ressourcer dans un cadre naturel.

Son spa Les Bains du Mont-Blanc décline sur 3 000 m2 bains de vapeur, bassins intérieurs et à ciel ouvert, saunas… Des soins thérapeutiques sont également dispensés : tous sont à base d’eau thermale, riche en oligo-éléments et en souffre, réputée depuis plus de 6 000 ans pour ses vertus curatives. On y vient aussi le temps d’une cure ou d’une matinée-découverte pour soigner ses allergies et apaiser l’anxiété.

Aujourd’hui, l’établissement thermal (6,7 M€ de CA, 49 salariés permanents), exploité par Cospal et propriété de la commune, enregistre 110 000 passages et 1 700 curistes.

Le Sentier du Baroque pour ceux qui ont la foi

Perchée sur un promontoire, l’église Saint-Nicolas-de-Véroce est un joyaux du baroque alpin haut-savoyard
©Fabian Bodet

Cet itinéraire balisé de 20 kilomètres reliant Cordon aux Contamines-Montjoie en passant par Combloux et Saint-Nicolas-de-Véroce, invite à une immersion dans le patrimoine alpin avec ses 11 églises et chapelles remarquables ainsi que de nombreux oratoires. Accessible à pied ou à vélo, il offre aussi une boucle plus courte sur les hauteurs de Saint-Gervais, qui compte 15 chapelles de hameaux disséminées sur ses deux versants.

Le parcours débute sur le parvis de l’église Saint-Nicolas-de-Véroce l’un des plus remarquables édifices baroques de Haute-Savoie. Reconstruite au début du XVIIIe siècle, elle séduit par ses voûtes peintes, ses couleurs éclatantes et ses dorures. Plus loin, les chapelles des Plans et des Chattrix prolongent cette escapade entre spiritualité, histoire et paysages de montagne.

Prendre de la hauteur avec le TMB jusqu’au Nid d’Aigle

Marie (23 m de long, 54 tonnes), la nouvelle motrice du TMB en service depuis l’hiver 2022, relie la gare du Fayet au Nid d’Aigle ©Fabian Bodet

Cet été sera l’opportunité de (re) découvrir le Nid d’Aigle, site emblématique sur les flancs du mont Blanc au cœur d’un site naturel classé, qui doit son nom à son emplacement sur un replat rocheux en forme de nid. De là-haut, la vue panoramique sur la vallée de Chamonix et les Alpes est spectaculaire. Perché à 2 400 m, il symbolise la fin du chemin de fer à crémaillère du Mont-Blanc et le point de départ des alpinistes qui se lancent à l’assaut du Toit de l’Europe, à 4 806 m.

On y accède en prenant le tramway du Mont-Blanc (TMB) … le train à crémaillère le plus haut de France pour un voyage dans le temps. Comptez 55 mn de trajet (6 gares, 1 792 m de dénivelé) depuis Le Fayet à Saint-Gervais-les-Bains à travers forêts denses et prairies verdoyantes avant d’atteindre le sommet fait de glace et de rocher.

Fin 2025, après deux ans de travaux en altitude, la voie ferrée a été prolongée de 300 mètres jusqu’au refuge du même nom et dotée d’une galerie par-blocs intégrée à la sortie du tunnel pour renforcer la sécurité et l’accès au site. « Il fallait faire le projet le plus intégré et le plus minimaliste possible. La force de ce lieu réside dans son environnement minéral qui permet aux visiteurs de venir caresser la nature et les glaciers », pointe le maire de Saint-Gervais-les-Bains, Jean-Marc Peillex. Le coût total des travaux s’élève à 7,4 M€, entièrement financé par le département de la Haute-Savoie. Prochaine étape, l’agrandissement du refuge actuel, afin d’abriter un volume recueil qui prendrait place sous la terrasse actuelle pour ne pas dénaturer le site. Il intégrera salle d’attente, restaurant et terrasse couverte. Le chantier devrait débuter à l’automne pour une mise en service l’été 2028.

Pour la petite histoire, la ligne a été construite de 1906 à 1913 sur 12,4 km. Le premier tronçon de la voie jusqu’au col de Voza est inauguré en juillet 1909. Deux trains à vapeur assurent deux voyages par jour. À l’origine, le projet du TMB prévoyait d’atteindre l’aiguille du Goûter puis, dans un deuxième temps, le sommet du mont Blanc. La Première Guerre mondiale y mettra définitivement un terme. Les trains à vapeur circuleront jusqu’au printemps 1955, année de l’électrification de la ligne, ouverte en juin 1957. Aujourd’hui, les nouvelles motrices – Jeanne, Anne, Marie et Marguerite (prénoms des filles de l’ancien directeur du TMB, Pierre Noury) – transportent chaque jour 200 passagers (120 places assises, 80 debout), soit 200 000 personnes en 2024. Depuis mai dernier, la ligne est exploitée par le Département 74, qui en est le propriétaire.

Balades botaniques en montagne à Megève

Émilie Von Arx en pleine cueillette dans les alpages ©Cairn Plantes

Cairn Plantes, créée en 2023 par Émilie Von Arx, herbaliste, propose des balades botaniques à la découverte des fleurs et plantes de montagne au Jaillet, sur les hauteurs de Megève. « La montagne est une véritable pharmacopée à ciel ouvert », assure Émilie, qui apprend aux participants à les identifier et à les utiliser.

Au retour − dégustation oblige − la balade s’achève à la pâtisserie Ecir, à Megève où la cheffe Tess Evans-Mialet imagine des pâtisseries aux notes végétales et florales, à base de reine-des-prés ou d’aspérule.

Ce duo de passionnées a mis en place, cet hiver, L’Herbier pâtissier, un atelier qui mixe créations de tisanes et de gâteaux. Émilie, diplômée de l’école des plantes médicinales de Lyon, partage aussi son savoir-faire en phytothérapie lors de sessions dédiées aux produits de soin dans son herboristerie à Flumet (à 10 km de Megève).

Pierre Margara, sculpteur intemporel

Dans son atelier, Pierre Margara travaille le bois, le bronze, le marbre et aussi l’inox ©Jean-Marc Favre

À Megève, l’art de Pierre Margara dialogue avec les sommets depuis plus de soixante ans. Le sculpteur a façonné une œuvre singulière, où les formes et les courbes, dans une quête de fluidité et d’épure, s’affranchissent de l’inessentiel.

S’il expose partout dans le monde, c’est à Megève que ses créations trouvent un écrin privilégié. Son atelier, sa galerie et le parcours jalonné de ses œuvres dans le village invitent à la contemplation. Autant de sculptures figuratives et abstraites que l’on reconnaît à leur écriture particulière, devenue sa signature.

Jusqu’à fin 2026, Megève lui consacre une rétrospective inédite en trois étapes « L’intuition des cimes », au Palais.
Cet été, le 2e volet plonge le public au cœur de la matière. « Comment une sculpture en bronze naît-elle d’une œuvre originale en bois ? », résume Pierre Margara. Moules, technique à la cire perdue, façonnage et fonderie révèlent un processus de création exigeant.

Le canyoning vous plonge dans le bain

Sensations garanties dans le canyon de la Belle au Bois ©Bureau des guides de Megève

Si randonner les pieds dans l’eau dans le ruisseau de Cassioz au cœur du vallon du Leutaz ne vous procure pas assez d’adrénaline, le bureau des guides de Megève (12 guides de haute montagne et autant d’accompagnateurs) propose également des sorties canyoning, qui séduisent de plus en plus d’adeptes. En 2025, 1 500 personnes se sont adonnées à cette activité.

Direction le canyon de la Belle au Bois, au hameau du Maz dans le Mont d’Arbois, dont le ruisseau descend tout droit du mont Joly. Si le parking est situé à proximité du site, au retour, 15 minutes de marche seront nécessaires pour remonter la rivière. « S’il n’est pas très long, il est très encaissé. On peut y faire de beaux sauts (jusqu’à 7 mètres) et enchaîner avec un toboggan qui peut paraître impressionnant », relate Thierry Guinot, guide de haute montagne, aussi moniteur de canyoning et VTT. « D’ailleurs, chaque obstacle peut être contourné ou repris plusieurs fois »… Avec, pour finir, trois beaux rappels successifs de 25, 13 et 9 mètres. « Dans ce canyon, il n’y a pas de temps mort », assure le professionnel, rappelant au passage qu’il ne faut pas avoir peur de la verticalité et de l’eau.

Autre possibilité pour les moins sportifs et les familles, le canyon de Balme, situé à 450 m d’altitude sur la commune de Magland, réputé « moins aquatique, moins impressionnant et plus ludique » (il est coté 3 en termes de verticalité et 2 sur le plan aquatique). Petite particularité : il compte 13 toboggans dans la partie basse avec un petit saut au beau milieu des cascades. « Les enfants (à partir de 8 ans) adorent… pour eux, ce canyon ressemble à un aqualand géant », sourit Thierry Guinot. Ceux qui n’ont pas eu leur dose peuvent faire l’intégral en partant plus haut et descendre en rappel (le plus long fait 25 m). Les moniteurs choisissent l’un ou l’autre en fonction de la clientèle mais aussi du niveau de l’eau. Condition sine qua non : savoir nager. Tout le matériel (combinaison et chaussettes néoprène, casque et baudrier) est fourni. Question timing, compter pour chaque canyon une demi-journée. En parallèle, la structure encadre, tout au long de l’été en fonction de la météo, une dizaine d’activités comme l’escalade (activité phare), l’alpinisme, la randonnée, la via ferrata, le parapente, le VTT… accessibles à tous les niveaux.


Dossier réalisé par Patricia Rey

Photo Une : Village de Saint-Gervais Mont-Blanc ©Boris Molinier

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