Abattage : Les éleveurs ovins et caprins sans solution dans l’Ain

Abattage : Les éleveurs ovins et caprins sans solution dans l’Ain

Alors que de plus en plus d’agriculteurs s’orientent vers les circuits courts, les producteurs de chevreaux et de mouton peinent à trouver des abattoirs locaux.

Le problème a été soulevé par Clément Kaminski, de l’ADDEAR 01 (Association départementale de développement de l’emploi agricole et rural), à l’occasion de la conférence agricole 2020, moment d’échanges entre le Conseil départemental de l’Ain et les agriculteurs, le 8 novembre à Ceyzériat (lire notre édition du 21 novembre) : il manque des solutions d’abattage, dans l’Ain, pour les ovins et les petits caprins. « C’est une vraie problématique, a reconnu Michel Joux, président de la Chambre d’agriculture. Aucun abattoir ne veut les prendre. » « Les établissements Gesler, à Hotonnes, ont arrêté de les abattre en début d’année. Et nous avons des difficultés à faire accepter les bêtes à Bourg-en-Bresse, a précisé Emmanuel Blanc, président du syndicat ovin. C’est un souci notamment pour le respect du cahier des charges du label Gigotin de l’Ain qui impose un abattage dans le département. »

« Cette question a fait l’objet d’une réunion spécifique avec le préfet, pour essayer de trouver des solutions, a répondu Jean-Yves Flochon, vice-président du Conseil départemental en charge de l’agriculture. De plus en plus d’agriculteurs souhaitent s’engager dans une démarche de circuits courts et cela correspond à une demande des consommateurs. Les industriels devraient s’adapter à ces tendances et les outils d’Hotonnes et Bellegarde rester disponibles. » Et Adrien Bourliez, président de la Confédération générale agricole, d’appuyer : « Pour valoriser des marques de département et répondre aux attentes des consommateurs en matière de circuits courts, nous avons besoin d’outils de transformation sur place. »

Marques et labels

Les marques de territoire se trouvent placées au cœur de la stratégie du Département pour conforter le rayonnement de l’agriculture et des produits aindinois. Cette conférence agricole était d’ailleurs marquée par la sortie d’un nouveau label : Viande des Pays de l’Ain, « La viande qui profite à tous ». Celui-ci entend garantir une viande haut de gamme, tracée, issue de races 100 % bouchères et de bêtes nourries à l’herbe, nées et élevées dans l’Ain, par des éleveurs engagés en matière de bien-être animal. Elles sont censées également être abattues localement. Or, si le premier produit estampillé Viande des Pays de l’Ain est un steak haché de bœuf garanti 100 % muscle, le logo du label représente non seulement une vache, mais aussi un porc et un mouton.


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article vient en complément du papier paru dans le magazine ECO de l’Ain du 21 novembre 2019 sur la conférence agricole 2020. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI.

A propos de l'auteur

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ANNONCES LÉGALES : CONSULTEZ ET PUBLIEZ !

Devis immédiat 24h/24
Attestation parution par mail
Paiement CB sécurisé

PUBLICITÉ

ARTICLES LES PLUS LUS

PUBLICITÉ