La bataille de la Rochelle aura finalement cristallisé toutes les attentions lors de ces dernières élections législatives, et fait craquer l’image de « normalitude » voulue par la nouvelle majorité. Un seul tweet aura suffi à faire grincer l’engrenage.

En effet, le soutien de Valérie Trierweiler, actuelle compagne du Président de la République, au dissident PS Olivier Falorni, en opposition à François Hollande qui lui soutenait son ex-compagne et candidate officielle, a des airs de vaudeville burlesque. Si ce n’est qu’ils ne sont pas sur les planches et que les enjeux dépassent la simple distraction.

Valérie Trierweiler, qui a déjà taclé par le passé son ancienne rivale, ne pouvait ignorer les secousses que provoquerait une telle dissension au sein du couple présidentiel. A priori, l’avis de la première Dame de France – même si elle réfute ce terme – n’avait pas à intervenir dans le débat. L’onde de choc, si elle avait eu plus de temps pour se répandre, aurait sans doute pu avoir des conséquences jusque sur les résultats nationaux.

Finalement, la Gauche s’en tire sans dommage et pour la première fois de la 5ème république, remporte les pleins pouvoirs en détenant le Gouvernement, le Sénat, l’Assemblée, les Régions, les Départements et les grandes communes. Carton plein. Mais le chapeau de la mariée s’accompagne d’autant de responsabilités.

Le département de l’Ain quant à lui, comme il l’avait déjà fait aux présidentielles, se distingue du national puisqu’ici, aucune tache rose ne vient brouiller le bleu éclatant de la carte. Pourtant chez nous aussi, des événements inattendus auraient pu bouleverser les scores, particulièrement dans la 2e circonscription où Olivier Eyraud, conseiller général UMP, imposait une triangulaire au candidat officiel de ce parti, Charles de la Verpillière, en se présentant aux législatives sous étiquette Bleu Marine.

Le geste de Valérie Trierweiler marquera sans doute le reste de son parcours. Celui d’Olivier Eyraud aussi !