L’établissement situé à La Boisse, jusqu’alors général et technologique, ouvre de nouvelles classes dans des domaines à la pointe.
« Dans le contexte actuel, en particulier sur ce territoire très dynamique, il faut réadapter l’offre de formation aux objectifs de réindustrialisation et de développement de l’industrie décarbonée. Avec l’ouverture de cette SEP (section d’enseignement professionnel), nous implantons un enseignement professionnel dans un établissement qui était jusqu’alors un lycée général et technologique. Ainsi, nous pourrons contribuer à la fois à l’essor industriel de nos territoires et à l’insertion des élèves », s’est réjouie Olivier Dugrip, recteur de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, recteur de l’académie de Lyon et chancelier des universités, à l’occasion de la visite du lycée de la Côtière, à la Boisse, le 3 septembre.
L’établissement a en effet accueilli trois nouvelles formations dans le domaine de l’électronique, de la cybersécurité et de la photographie avec des drones. « Nous nous inscrivons sur des cursus d’une très grande modernité. Selon le diplôme, les formations vont du CAP au bac pro. Nous ouvrirons l’an prochain, un BTS qui prolongera le baccalauréat Ciel (Cybersécurité, informatique et réseaux électroniques). »
Outre le bâtiment flambant neuf, l’investissement matériel a représenté 1,8 M€ pour la région. Et le succès a été immédiat, avec 80 nouveaux élèves dans ce lycée de 1 470 étudiants. Le plateau technique présente la particularité d’être utilisable par tous les niveaux, du CAP au BTS. Les équipes pédagogiques pourront créer des binômes de technicien et de technicien supérieur, et plonger les jeunes dans de véritables conditions de travail.
Une transformation globale
« Il y a un besoin généralisé sur le territoire, à la fois sur la métropole lyonnaise mais aussi dans le département de l’Ain. Il faut que l’Éducation nationale, par la transformation de son offre de formation, accompagne cette évolution », développe le recteur.
Dans le cadre de France 2030 et de la réindustrialisation du pays, la région académique et le président du Conseil régional ont décidé de s’inscrire pleinement dans la transformation de l’offre de formation professionnelle auvergno-rhônalpine à concurrence d’environ 25 % sur les quatre prochaines années, avec un objectif annuel d’environ 6 %.
D’autres ouvertures, mais également des fermetures de formation n’étant pas attractives ou n’insérant pas les élèves faute de besoin, seront réalisées simultanément. Dès cette première année, la Région révise 5,9 % de ses cursus, l’académie de Lyon 8 %. « Nous sommes sans doute l’académie de France qui transforme cette année, le plus son offre de formation dans l’enseignement professionnel », s’enthousiasme Olivier Dugrip.
Ainsi, 2 000 places supplémentaires devraient être ouvertes dans les lycées professionnels régionaux, avec une attention particulière sur les sujets de l’industrie, du bâtiment, des travaux publics ou encore, du génie civil.
« Ce territoire est particulièrement ciblé, pour accompagner les projets d’EDF dans la construction des EPR à la centrale du Bugey, qui nécessitera beaucoup d’emplois. L’occasion également d’enrichir notre carte de formations dans les domaines du nucléaire et de la distribution d’électricité. Pour nous, ces enjeux sont extrêmement importants. Nous devons travailler en lien très étroit avec les entreprises du territoire pour identifier correctement leur besoin et y répondre. »
Des pôles nucléaires et TP pourraient se développer à Ambérieu-en-Bugey, tandis que d’autres formations sont également envisagées à Bourg-en-Bresse. Si rien n’est encore acté, les programmes devraient se concrétiser d’ici trois ans.
Joséphine Jossermoz








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