Atmo Aura lance un service de prêt de micro-capteurs

par | 22 Sep 2020

Des micro-capteurs sont à la disposition des citoyens volontaires pour mesurer librement la qualité de l’air sur le territoire. Les données de mesures sont visualisables en temps réel sur la plateforme captotheque.fr.

Grenoble, Lyon et Clermont sont les premières métropoles à expérimenter la captothèque d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.  Celle-ci comprend 75 micro-capteurs mis gratuitement à la disposition de citoyens volontaires – ils seront 600 en 2020 – souhaitant mesurer la  pollution particulaire de l’atmosphère. Les données collectées sont visualisables en temps réel sur la plateforme captotheque.fr. En 2022, le dispositif s’étendra aux territoires prioritaires pour l’air de la région.  Il va aussi évoluer avec la mesure de polluants supplémentaires comme le dioxyde d’azote (NO2).

Des challenges et missions sont proposés pour mesurer certains phénomènes de pollution. @Atmo

Observatoires citoyens

La captothèque va donner lieu à des missions et challenges afin de mesurer des phénomènes de pollution caractéristiques. Elle permettra aussi des échanges, partage et ateliers physiques destinés à favoriser le dialogue. «  Confier des outils de quantification simples, même peu précis, c’est ouvrir le dialogue entre le citoyen et le scientifique, construire un socle de connaissances communes entre toutes les parties prenantes : citoyens, experts, entreprises privées et pouvoirs publics. C’est à cette condition que des actions nouvelles, efficaces et acceptées par tous, pourront voir le jour », estime Marie-Blanche Personnaz, directrice générale d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Avec la captothèque, Atmo Aura veut inciter au dialogue entre les parties prenantes : experts, collectivités, citoyens.

Partenariats

Ce projet multi-partenarial est mené avec le soutien financier de collectivités comme la Région et de quatre mécènes privés : le groupe Bontaz, ATMB, Gaz et électricité de Grenoble (GEG) et la Fondation Terre d’Initiatives Solidaires Suez. Il  préfigure une nouvelle façon d’envisager la surveillance de la qualité de l’air sur un territoire. Une première étape avant le déploiement d’observatoires citoyens de mesure impliquant l’ensemble des acteurs de la société dans l’observation de la qualité de l’air.

Des expérimentations en Haute-Savoie

Le lancement de la captothèque  a été précédé par des expérimentations conduites sur divers territoires dont la Haute-Savoie. Entre  janvier et avril 2019, la communauté de communes du Pays du Mont Blanc  a ainsi testé le service grâce à un panel d’habitants volontaires aux profils diversifiés. La trentaine de capteurs prêtée a permis d’effectuer des mesures dans de multiples contextes : trajet en train, entrainement de ski de fond, activité dans la maison….

Observatoire lycéen

Dans le même esprit, Atmo Aura et le groupe Bontaz se sont engagés dans la mise en place du premier observatoire lycéen de la qualité de l’air en Haute-Savoie. L’opération associe des élèves de  1ère   du  lycée  du  Mont  Blanc  René  Dayve  à  Passy  chargés d’usiner,  assembler  et  tester  une trentaine de microstations  fixes de mesure de la qualité de l’air. Les analyses de particules  PM10,  PM2.5  et  PM1 effectuées en continu par ce réseau déployé sur le territoire sont partagées sur une plateforme d’échanges. En parallèle, des élèves  de  terminale  des  lycées  du Mont Blanc  et  Charles -Poncet  de  Cluses étudient dans le  cadre  de  leur  projet  de  baccalauréat  les  meilleures façons d’optimiser les microstations mises  en place.   Parmi les paramètres examinés, la consommation d’énergie, l’ergonomie des    machines,  l’optimisation des télécommunications  ou  encore  l’intégration  de  capteurs  environnementaux.

4 Commentaires

  1. DESFORGES DANIEL

    Bonjour,

    A qui s adresser ^pour avoir en essai et prêt d’un capteur dans l agglomération Clermontoise.
    merci de votre réponse

    Réponse
    • Sophie Boutrelle

      Bonjour, les personnes souhaitant emprunter un capteur doivent créer un compte sur la plateforme captothèque.fr à partir duquel elles peuvent effectuer leur demande. Bien cordialement

      Réponse
  2. Pierre-Jean Guéno

    Encore plus simple pour avoir votre propre capteur : la plateforme globale sensor.community.

    Sensor.Community est un réseau global de détecteurs mis en œuvre par des contributeurs bénévoles pour créer des données environnementales. Notre mission est d’inspirer et d’enrichir la vie de nos concitoyens en mettant à disposition une plateforme favorisant la curiosité pour la nature de manière authentique, joyeuse et positive.

    https://sensor.community/fr/
    https://sensor.community/fr/sensors/

    Réponse

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