Des micro-capteurs sont à la disposition des citoyens volontaires pour mesurer librement la qualité de l’air sur le territoire. Les données de mesures sont visualisables en temps réel sur la plateforme captotheque.fr.
Grenoble, Lyon et Clermont sont les premières métropoles à expérimenter la captothèque d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Celle-ci comprend 75 micro-capteurs mis gratuitement à la disposition de citoyens volontaires – ils seront 600 en 2020 – souhaitant mesurer la pollution particulaire de l’atmosphère. Les données collectées sont visualisables en temps réel sur la plateforme captotheque.fr. En 2022, le dispositif s’étendra aux territoires prioritaires pour l’air de la région. Il va aussi évoluer avec la mesure de polluants supplémentaires comme le dioxyde d’azote (NO2).

Observatoires citoyens
La captothèque va donner lieu à des missions et challenges afin de mesurer des phénomènes de pollution caractéristiques. Elle permettra aussi des échanges, partage et ateliers physiques destinés à favoriser le dialogue. « Confier des outils de quantification simples, même peu précis, c’est ouvrir le dialogue entre le citoyen et le scientifique, construire un socle de connaissances communes entre toutes les parties prenantes : citoyens, experts, entreprises privées et pouvoirs publics. C’est à cette condition que des actions nouvelles, efficaces et acceptées par tous, pourront voir le jour », estime Marie-Blanche Personnaz, directrice générale d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Partenariats
Ce projet multi-partenarial est mené avec le soutien financier de collectivités comme la Région et de quatre mécènes privés : le groupe Bontaz, ATMB, Gaz et électricité de Grenoble (GEG) et la Fondation Terre d’Initiatives Solidaires Suez. Il préfigure une nouvelle façon d’envisager la surveillance de la qualité de l’air sur un territoire. Une première étape avant le déploiement d’observatoires citoyens de mesure impliquant l’ensemble des acteurs de la société dans l’observation de la qualité de l’air.
Des expérimentations en Haute-Savoie
Le lancement de la captothèque a été précédé par des expérimentations conduites sur divers territoires dont la Haute-Savoie. Entre janvier et avril 2019, la communauté de communes du Pays du Mont Blanc a ainsi testé le service grâce à un panel d’habitants volontaires aux profils diversifiés. La trentaine de capteurs prêtée a permis d’effectuer des mesures dans de multiples contextes : trajet en train, entrainement de ski de fond, activité dans la maison….
Observatoire lycéen
Dans le même esprit, Atmo Aura et le groupe Bontaz se sont engagés dans la mise en place du premier observatoire lycéen de la qualité de l’air en Haute-Savoie. L’opération associe des élèves de 1ère du lycée du Mont Blanc René Dayve à Passy chargés d’usiner, assembler et tester une trentaine de microstations fixes de mesure de la qualité de l’air. Les analyses de particules PM10, PM2.5 et PM1 effectuées en continu par ce réseau déployé sur le territoire sont partagées sur une plateforme d’échanges. En parallèle, des élèves de terminale des lycées du Mont Blanc et Charles -Poncet de Cluses étudient dans le cadre de leur projet de baccalauréat les meilleures façons d’optimiser les microstations mises en place. Parmi les paramètres examinés, la consommation d’énergie, l’ergonomie des machines, l’optimisation des télécommunications ou encore l’intégration de capteurs environnementaux.








Bonjour,
A qui s adresser ^pour avoir en essai et prêt d’un capteur dans l agglomération Clermontoise.
merci de votre réponse
Bonjour, les personnes souhaitant emprunter un capteur doivent créer un compte sur la plateforme captothèque.fr à partir duquel elles peuvent effectuer leur demande. Bien cordialement
bonne initiative ! La pollution de l’air entraîne des atteintes respiratoires et cardio-vasculaires ainsi que des risques d’effets cancérigènes. La pollution de l’air devrait donc être une des premières préoccupations en termes de santé publique et d’environnement : https://www.officiel-prevention.com/dossier/environnement-pollution/pollution-de-l-air/pollution-de-lair
Encore plus simple pour avoir votre propre capteur : la plateforme globale sensor.community.
Sensor.Community est un réseau global de détecteurs mis en œuvre par des contributeurs bénévoles pour créer des données environnementales. Notre mission est d’inspirer et d’enrichir la vie de nos concitoyens en mettant à disposition une plateforme favorisant la curiosité pour la nature de manière authentique, joyeuse et positive.
https://sensor.community/fr/
https://sensor.community/fr/sensors/