La session du 12 octobre du Conseil départemental de l’Ain a commencé par un hommage appuyé à Guy Larmanajat, élu de l’opposition dont les obsèques ont eu lieu le 30 septembre. « Homme d’écoute à l’humour délicat », selon le président Jean Deguerry, il siégeait au Département depuis 24 ans. C’est Florian Moine qui lui succède dans l’assemblée, comme à la tête de la Communauté de communes Terre Valserhône.
Autre mouvement, Marc Péchoux (Trévoux) remplace Véronique Baude (Gex), élue sénatrice le 25 septembre, comme vice-président délégué à la jeunesse, aux collèges, à l’éducation et à l’enseignement supérieur. Une vice-présidence à l’eau de la Dombes est créée et attribuée à Alexandrine Butillon (Villars-les-Dombes), tandis que dans un souci d’équilibre des territoire, Pierre-Marie Philipps (Saint-Genis-Pouilly) devient conseiller délégué du territoire gessien.
Cette session assez dense a par ailleurs planché sur le prochain budget. « Les propositions présentées pour le Projet de loi de finances 2027 ouvrent un précipice devant beaucoup de collectivités, mais surtout beaucoup de Départements », s’est alarmé Jean Deguerry. Pour l’Ain, c’est 21 M€ qu’il va falloir trouver, selon les calculs des services. « Nous sommes le cinquième Département le plus touché de France. On nous prive de près de 3 % de nos recettes de fonctionnement », a encore relevé le président qui ne souhaite pas rogner sur les investissements, mais doit se résoudre à reporter quelques projets. Un recours plus important à l’emprunt est envisagé, dans la mesure où la collectivité aura « beaucoup moins emprunté que prévu en 2026 ». « Nous verrons aussi comment mobiliser davantage notre épargne », a ajouté Jean Deguerry. Mais, prévient-il, des économies de fonctionnement seront incontournables.








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