Le festival des 168 heures, destiné à la production cinématographique, se déroulera du 18 au 24 juillet au cœur du Parc naturel régional des Bauges. Zoom sur cette résidence de réalisation.

Cent soixante-huit heures c’est le temps dont disposeront quatre équipes de jeunes réalisateurs pour créer un court-métrage de 25 minutes maximum. Le festival des 168 heures, qui se déroulera à la Maison forestière de Bellevaux (Ecole-en-Bauges) du 18 au 24 juillet, va, pour la cinquième année consécutive, faire du massif un lieu de tournage plus vrai que nature.
Cette résidence de réalisation cinématographique a été imaginée en 2016 par quatre étudiants en cinéma. « Nous faisons d’abord un appel à projets puis en sélectionnons quatre, explique l’un des quatre fondateurs, Guillaume Rousseau. Ces quatre jeunes réalisateurs sont ensuite invités à tourner et monter leur court-métrage durant une résidence de quatre jours dans les Bauges. » Chacun s’entoure d’un « staff » de cinq personnes maximum. «Le concept de “communauté” reste le moteur de notre résidence, poursuit-il. Créer un territoire d’échange et de partage autour du cinéma est essentiel pour valoriser ces talents émergents. Ces 168 heures offrent une retraite pour que chacun puisse s’épanouir et dépasser les frontières de la création dans un environnement immersif et hors des normes. »

La maison forestière de Bellevaux, qui appartient à la famille d’un des organisateurs, accueille la résidence. Crédit photo : Festival des 168 heures


Cinéastes tout juste sortis d’une école pour la plupart, les candidats trouvent là l’opportunité d’un tremplin et celle de s’essayer sur un terrain plus rural que celui qu’ils connaissent habituellement. Libres de traiter les sujets qu’ils souhaitent et sous la forme qui leur convient, ils sont épaulés, par exemple, pour dénicher les meilleurs lieux de tournage. « On fait appel aux réseaux pour trouver les endroits adéquats. On a déjà tourné au Châtelard, à Jarsy, à Lescheraines, etc. » Les dix-septs films déjà réalisés les années précédentes sont d’ailleurs visibles sur le site du festival.

La plupart des réalisateurs accueillis sont des jeunes sortant des écoles de cinéma. Crédit photo : Festival des 168 heures.


« Cette année, se félicite le jeune homme, on aura une équipe de Grande-Bretagne avec nous. L’an dernier, on avait des Belges. Le festival commence à avoir une visibilité au niveau de l’industrie du cinéma. » Il se clôturera, comme tous les ans, par une projection gratuite et en plein air des quatre films réalisés. Elle aura lieu le 25 juillet à 21 heures, sur la place du Châtelard.

Le festival contribue aussi à mettre en valeur le massif. Crédit photo : Festival des 168 heures.