Bois local dans la construction : le témoignage d’une architecte engagée

Bois local dans la construction : le témoignage d’une architecte engagée

Le cabinet Hergott et Farabosc, à Saint-Didier-sur-Chalaronne, s’est fait une spécialité de l’utilisation de matériaux de proximité, dans la conception de ses bâtiments.

« On revient à des pratiques de bon sens, issues des systèmes constructifs anciens qui tenaient compte des matériaux disponibles à proximité et du climat local. » Julie Hergott (à droite sur la photo ci-dessus), architecte, a témoigné le 16 septembre à Labalme, lors d’une visite de chantier organisée par l’Ainterpros du bâtiment durable sur l’utilisation de bois local dans la construction (lire l’édition de l’Éco de l’Ain du 24 octobre), de la volonté du cabinet d’architecture Hergott et Farabosc, dont elle est associée, de concevoir des bâtiments en bois, biosourcés, peu transformés, valorisés sur son territoire, en minimisant les produits industrialisés, les déchets et les chutes inutilisées. « C’est un choix pragmatique et éthique, a-t-elle estimé. Utiliser des matériaux de proximité permet de générer des économies. »

Sis à Saint-Didier-sur-Chalaronne, le cabinet Hergott et Farabosc réalise pour l’essentiel des bâtiments privés, notamment des écoles, ce qui a l’avantage de pouvoir faire appel aux fournisseurs plus rapidement que dans le cadre d’un appel d’offres public. Côté réseaux, le cabinet Hergott et Farabosc s’appuie sur les Fédérations interprofessionnelles du bois (Fibois) du Rhône et de l’Ain dont il est adhérent.

Récupération

Julie Hergott a cité l’exemple d’un chantier réalisé sur un lycée privé à Saint-Didier (visible sur la photo ci-dessus). « Nous avons pu récupérer des éléments modulaires délaissés, après des travaux, par l’entreprise voisine Fermob (fabricant de mobilier de jardin, NDLR). Ils ont permis de créer trois classes pour faire tampon, le temps du chantier. Le réfectoire, un bâtiment en bois, a été érigé pendant les vacances d’été. Seul ce matériau permet de réaliser une construction dans un temps aussi court, grâce à une préfabrication en atelier. Ces nouveaux locaux sont suffisamment économiques pour que nous ayons pu les raccorder à la chaudière existante. Leur étanchéité à l’air et leur isolation sont si efficaces que les utilisateurs ont mis plusieurs mois à s’apercevoir qu’à cause d’une vanne restée fermée, le chauffage ne fonctionnait pas. »

Et l’architecte de conclure : « La planète a besoin que nous changions nos habitudes. C’est urgent. Il nous faut de revenir au bon sens de nos aïeux. Utilisons les matériaux que nos territoires nous offrent. Transformons, mais juste le nécessaire, avec des entreprises et des emplois locaux, pour la survie économique de chaque territoire. »


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article vient en complèment du papier paru dans le magazine ECO de l’Ain du 24 octobre 2019 sur la visite du chantier de l’école-bibliothèque-salle des fêtes de Labalme, construite en bois communal. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI.

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ANNONCES LÉGALES : CONSULTEZ ET PUBLIEZ !

Devis immédiat 24h/24
Attestation parution par mail
Paiement CB sécurisé

PUBLICITÉ

ARTICLES LES PLUS LUS

PUBLICITÉ