Ainterexpo accueille jusqu’au 15 décembre, le master international de la discipline, le Cupra FIP Final 2024.
La compétition commence ce mercredi 11 décembre et se poursuit jusqu’à dimanche, à Ainterexpo – Bourg-en-Bresse, avec les huitièmes de finale ce jeudi, les quarts vendredi, et cætera jusqu’au 15, inclus. La ville préfecture reçoit l’élite mondiale du padel, hommes et femmes, avec le Cupra FIP Final 2024.
« Nous avions déjà organisé un tournoi international, mais de premier niveau, FIP Rise, l’an dernier. Et nous avons obtenu la meilleure note du circuit 2023, de sorte que nous nous sommes vus proposés d’accueillir, cette fois, le plus haut niveau », se félicite Alexandre Picquier, le directeur du tournoi. « L’an dernier, le premier classé était 120e mondial. Ce coup-ci, le moins bien classé est 100e, tandis que les têtes de série tournent autour de la 15e place. »
Le budget est à l’avenant, passant de 130 000 euros en 2023 à 450 000 euros cette année. Les compétiteurs s’affrontent sur trois terrains, qui occupent deux halls, pour 90 000 euros de prix, répartis équitablement entre hommes et femmes. C’est aussi l’occasion de gagner des points de classement, 150 pour les vainqueurs, 90 pour les finalistes.
Ont été sélectionnées les quinze meilleures paires du classement international FIP, les deux meilleures équipes d’Amérique du Nord, les trois meilleures d’Amérique du Sud, les deux meilleures du continent asiatique et la meilleure paire africaine, tandis que deux wild cards ont été attribuées par la Fédération française de tennis.
Plus de 90 partenaires sont présents sur le village des entreprises. Des structures locales pour les deux tiers, mais aussi nationales et internationales. « Nous avons même une entreprise espagnole, Elpozo, leader mondial de la charcuterie, qui a investi dans le tournoi au point d’en devenir l’un des principaux soutiens », relève Alexandre Picquier.
Un sport dans le vent
Organiser une compétition internationale à Bourg avait pour principal objectif de faire connaître cette discipline au carrefour du tennis et du squash, inventée dans les années 1960 par un Mexicain qui manquait de place chez lui, pour construire un terrain de tennis. Le terrain de padel est donc plus petit, de même que la raquette. La balle est similaire, mais plus molle. Et l’on joue avec les murs.
Ce sport s’est d’abord développé en Espagne dans les années 1970, avant d’arriver en France, il y a une dizaine d’années. Il connaît depuis, un engouement extraordinaire. « C’est la discipline qui recrute le plus grand nombre de pratiquants chaque année, jusqu’à devenir le troisième sport national pratiqué derrière le tennis. On comptait 1 300 pistes en 2023, en progression de 200 % sur cinq ans », note le directeur du tournoi. L’objectif est donc largement atteint, même si, du fait de son histoire, le padel reste dominé, aujourd’hui, par les Espagnols et les Argentins.
En pratique
L’accès à la compétition est gratuit pour le public encore ce jeudi, puis passe à 10 € par jour, à partir de vendredi et des quarts de finale. À moins d’opter pour le forfait trois jours à 20 €.
Sébastien Jacquart








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