Né dans le cadre de l’Accord national interprofessionnel, le CDI intérimaire a été assoupli dans le cadre de la loi Rebsamen : durée allongée à 36 mois, absence de délai de carence et deux renouvellements possibles dans la limite de la durée maximale. L’Agence signe un CDI de droit commun avec le candidat, mais sur trois qualifications différentes. En contrepartie, elle lui garantit un minimum de rémunération égale au Smic pour les employés, à 115 % du Smic pour les agents de maîtrise et 125 % du Smic pour les cadres. «Elle a donc tout intérêt à ce que l’intérimaire soit occupé à temps complet, commente Christophe Boniface, du groupe Adecco, qui présentait le dispositif devant le Medef de l’Ain, le 27 novembre. Nous devons prendre garde à évaluer les compétences au regard du bassin d’emploi.» Le collaborateur, lui, est obligé d’accepter les missions qui lui sont proposées, sur les qualifications définies, dans un périmètre de 50 km et 1h30 de son domicile. Il est mobilisable sous 4h. Le secteur de l’intérim s’est engagé sur une notion de trajectoire professionnelle, à former les CDI. Une montée en compétence financée par le Fond de sécurisation des parcours intérimaires. …