La centrale nucléaire du Bugey à la pointe de la formation

La centrale nucléaire du Bugey à la pointe de la formation

EDF met l’accent sur les connaissances de ses employés et présente ses méthodes d’apprentissage.

C’est dit et répété tout au long de la visite de la Centrale du Bugey : « Un employé avec des réflexes, c’est un employé qui agit à temps et calmement. » Et pour avoir des réflexes, il faut être formé et bien connaître son sujet. Ça, EDF l’a bien acquis. « Pour assurer la maintenance et l’exploitation de nos installations en toute sûreté et dans la durée, nous avons fait de la formation de nos intervenants l’une de nos priorités absolues », explique Pierre Boyer, directeur de la centrale du Bugey. La centrale possède deux espaces de formation bien distincts, l’un local, l’autre national.

Sur place

Pour le personnel sur place, pas moins de 150 000 heures sont consacrées chaque année à la formation. Et les cursus sont loin de ressembler à l’offre de l’Éducation Nationale. Le bâtiment formation date de 2015 et compte 5 800 m² d’équipements à la pointe. « Nous avons deux simulateurs de salle de contrôle à taille réelle. Les employés peuvent s’entraîner sur les simulateurs sous la surveillance d’un formateur avant d’arriver dans la vraie salle de contrôle, développe Laurent Pierre, chef du service de formation de Bugey. La puissance de tout ça, ce n’est pas juste la technologie. L’objectif, quand les salariés sont ici, c’est de leur faire oublier qu’ils sont sur simulateur. Le but est qu’ils agissent comme s’ils étaient en situation réelle, de sorte à développer des réflexes. » L’employé est formé 18 mois, dont 17 semaines de pure théorie, avant de pouvoir rejoindre la réelle salle de contrôle. Pendant cette période, il est évalué régulièrement. Pour autant, le diplôme, n’est pas acquis à vie. Chaque année, dix jours sur simulateur sont obligatoires pour un maintien de capacité. Régulièrement, le salarié bénéficie de formations sur le process et la maintenance.

Enfin, tous les deux ans, une évaluation est réalisée donnant lieu à une attestation de capacité. Sans elle, il n’est plus possible d’accéder à la salle de contrôle. Selon son secteur de travail, l’employé a accès à de nombreux outils différents comme un logiciel qui permet d’accéder à des photos, des vidéos et des images de découpe des différentes pompes, robinets et autres mécaniques du site. Non loin, les machines en question sont accessibles de sorte à pouvoir s’entraîner et vérifier ses connaissances en toute sécurité. L’entraînement ne s’arrête pas là. Il est aussi possible de se préparer avec un module de réalité virtuelle. « Nous mettons les outils au service de la performance. C’est un aspect important parce qu’individuellement, l’agent doit pouvoir se sortir de n’importe quelle situation et savoir réagir, poursuit Laurent Pierre. Avant toute intervention, les employés viennent se former ici pour que l’intervention se passe dans de bonnes conditions. » Pour aller plus loin, un vaisseau spatial de 35 m² a été installé dans la centrale. À l’intérieur, un escape game ! Un apprentissage par le jeu pour vérifier la réactivité, la concentration et la communication entre les équipes. Et ça fonctionne ! Tout le monde sur la centrale passe d’ailleurs à un moment donné par l’escape game.

Le campus

Plus loin sur le site, une école nationale a été mise en place. Les employés d’EDF viennent des quatre coins de la France pour se former dans cette université. À l’étude, une mini-centrale en fonctionnement, à l’échelle un huitième de la vraie, près de 200 types de robinets différents, des moteurs diesel de plusieurs dizaines de tonnes et un jeu vidéo pour apprendre à se repérer dans son environnement. En parallèle, de nombreuses mises en situation sont prévues de sorte à ce que les étudiants ne soient jamais pris au dépourvu.


Formateur

Savoir transmettre sur le bout des doigts, voilà ce qu’on pourrait dire des formateurs d’EDF. Ils sont 600 à dispenser des formations dans les 25 campus répartis en France. Ils sont préparés tout spécialement à dispenser leurs cours pendant 15 mois. Ils suivent, notamment, des cours de pédagogie.


Par Joséphine Jossermoz

Une Eco de l'AinCet article est paru dans le magazine ECO de l’Ain du 10 octobre 2019. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI.

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ANNONCES LÉGALES : CONSULTEZ ET PUBLIEZ !

Devis immédiat 24h/24
Attestation parution par mail
Paiement CB sécurisé

PUBLICITÉ

ARTICLES LES PLUS LUS

PUBLICITÉ