Certains se souviennent peut-être de ce dernier album des Guns’n’Roses sorti en 2008, après 15 ans d’attente, considéré comme l’album le plus coûteux du monde, et malgré cela très décevant pour la majorité des fans du groupe. En cela, le disque portait très bien son nom. En effet, la démocratie Chinoise correspond bien à cette description : coûteuse en représentation dans sa tentative de séduire le reste du monde, mais finalement insuffisante lorsque l’on s’aperçoit que, derrière les violons, se cache toujours un Etat dictatorial.

Ainsi, aujourd’hui l’Empire du Milieu est dans toutes les conversations, suscite de nombreuses interrogations… Son riche passé fascine tout autant que son actuelle puissance économique. Son taux de croissance (supérieur à 7,5% annuel) laisse tous les autres pays rêveurs. Y-a-t-il un modèle à tirer de cette réussite ? Indéniablement, le pays avance à grand pas, tiré par une volonté étatique qui semble souvent nous faire défaut.

Maintenir cette position demande une politique volontariste de soutien à la consommation intérieure, mais aussi, pour éviter l’essoufflement, d’ouverture sur le monde, comme le montrent les projets de création de zones franches, les discussions en cours visant à faciliter les implantations de banques étrangères, ou encore la volonté naissante d’accepter les devises étrangères…

Pourtant, un récent voyage dans le pays, au sein d’une délégation de représentants d’institutions et d’entreprises (lire page 19 et suivantes) nous a démontrés que tout n’est pas encore si facile en République populaire de Chine. Refus d’un visa de journaliste, surveillance rapprochée lors de certains déplacements, contrôle de l’accès à internet… sont l’autre face d’un pays qui désire conserver toute la maîtrise du jeu.

Interrogeant une jeune chinoise sur ses motivations à vouloir vivre en France, elle me répondait simplement « parce qu’on y est libre ! ». Si la Chine reste un pays communiste, ce n’est pas par opposition au libéralisme, mais bien par opposition à la démocratie.