Lundi pour certains, mardi pour d’autres, cette semaine marque le redémarrage de la vie économique. Les commerces rouvrent progressivement, mais rien ne sera vraiment comme avant.

Confinés, les commerçants berjalliens ne sont pas restés les deux pieds dans le même sabot ! Accusant le coup du confinement, et par la même la fermeture de leurs commerces dits non essentiels, ils se sont mis en action pour le “jour d’après”. Dans un premier temps c’est l’inconnu qui s’est installé au cœur de leur métier. “Fermés pour cause de confinement”, oui, mais pour combien de temps ? Et puis il y a eu l’annonce de la prolongation du confinement, jusqu’au 11 mai. Un déconfinement “test” puisque le virus est toujours présent.

Le jour d’après

Les tee-shirts à message “vous nous avez manqué” extériorisent la joie des retrouvailles entre les commerçants et leur clientèle. Pas de bise, pas de poignées de main, mais il y a tant d’autres façons de se saluer : une révérence, un clin d’œil, un geste… « Nous l’avons tant attendu ce rendez-vous. Partager à nouveau des moments privilégiés avec nos clients nous permettent de relever bien des challenges » souligne Carole Morel, de la boutique Un Amour de Chaussures. Chez elle, vous avez de quoi démarrer du bon pied ! Normal pour un chausseur. Après avoir passé vos mains à la solution hydroalcoolique située à l’entrée, ouvrez l’œil et tenez vous-en au marquage au sol. Les espaces sont réaménagés. Certains commerçants ont du rivaliser d’imagination en fonction de leurs espaces. Toutes et tous ont adopté un sens de la circulation pour vous permettre de faire vos achats en toute sécurité, et à bonnes distances.

Le coût de la reprise

Entre la solution hydroalcoolique, les produits spécifiques pour nettoyer régulièrement le mobilier et toutes les surfaces, les gants, les masques jetables, capes de coiffure jetables, linge à usage unique… Les mesures sanitaires sont un surcoût pour les commerçants et la clientèle. Pour Christophe Carron, dirigeant NumeriK’s/LDLC, la priorité est de voir revenir les clients. « Dans mes boutiques il n’y aura pas de répercussions. J’ai fait installer des poteaux pour délimiter les espaces (1 500 €), du gel hyrdroalcoolique pour mes équipes, les clients (plus de 500 €), des produits d’entretien de surface, des masques jetables en attendant d’avoir les masques lavables, etc. C’est un équipement de plus. J’espère que désormais ils consomment localement » détaille ce dirigeant, bien connu du territoire. Concernant les masques lavables, ils sont fabriqués à Bourgoin-Jallieu. C’est un point important pour Christophe Carron : « Une démarche locale et environnementale. J’en fourni 12 à chacun de mes salariés, et nous sommes 50 ! ».

Dans les salons de coiffure qui affichent complet, la réorganisation n’est pas simple. En fonction de l’espace c’est 2 ou 5 clients en même temps ; les autres attendant leur tour sur le trottoir. Des changements assez coûteux qui engendrent une répercussion se situant entre 1 et 3 € sur les prestations.

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Par Carole Muet