Confréries : Au-delà du folklore

par | 18 Oct 2012

Derrière le rite et le costume, un véritable outil de promotion des terroirs.

En cette année du trentième anniversaire de la commanderie du Bugey, les 26e entretiens de Belley avaient entre autres retenu pour thème, le rôle des confréries. On en compte environ un millier en France, dont 300 sont liées au vin. En 1792, elles avaient été abolies. La preuve qu’elles exercent une influence !

Leur histoire remonte au Moyen-Âge. Selon Louis Saby, président de l’ambassade d’Ile-de-france «Terroir, goût, gastronomie» et membre de la confrérie des chevaliers du brie de Melun, elles assurent la perpétuation d’une culture, à travers leurs costumes, leurs rites et leurs symboles. Mais au-delà du folklore, elles sont pour Jean-Louis, directeur de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao), «la garantie qu’un produit a eu une continuité dans le temps». «L’existence d’une confrérie de longue date figure généralement parmi les arguments, lors du dépôt d’une demande de reconnaissance d’une appellation», assure-t-il.

Commandeur du Bugey, le viticulteur Jean Chaudet rappelle que derrière les habits et les couleurs, se trouvent des hommes et des femmes qui se battent pour le bien d’un produit. «Les présidents successifs du syndicat des vins du Bugey se sont toujours félicités de l’implication constante des confrères pour la promotion de notre vignoble. Ils ont plus d’audience que les producteurs eux-mêmes. Ce sont des relais médiatiques irremplaçables, visibles et écoutés. Le membre d’une confrérie se documente. Il signale les bonnes tables, aime faire plaisir et faire découvrir les spécialités du pays. Il sait communiquer. Il est la mémoire vivante d’un patrimoine.» Et Philippe Zagonel, chef du restaurant le Saint-Florent à Lyon, membre de la confrérie des poulardiers de Bresse, d’ajouter : «Quand on parle d’un produit, on doit faire passer un message, démontrer que les vins du Bugey sont de grands vins, que la crème et le beurre de Bresse sont de grands produits. Quant à la volaille de Bresse, AOC depuis 1957, sa réputation n’est plus à faire. Les confrères sont des gens convaincus qui s’investissent au maximum.» Démonstration faite à travers ces discours.

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