Le congrès national des pompiers, lieu d’échanges avec l’industrie

Le congrès national des pompiers, lieu d’échanges avec l’industrie

Les entreprises de l’Ain ont profité de la tenue du congrès national des sapeurs-pompiers, à Bourg-en-Bresse du 26 au 29 septembre, pour présenter leurs savoir-faire et parler innovation.

« Le congrès national des sapeurs-pompiers est l’occasion de faire valoir notre territoire auprès des 40 000 visiteurs attendus, de montrer au monde de la sécurité civile qu’un certain nombre de leurs équipements sont fabriqués ici, dans l’Ain », a commenté Jean Deguerry, président du conseil départemental, à l’heure d’inaugurer le village des savoir-faire de l’Ain. Sur cette « belle vitrine » destinée à « faire savoir que nous sommes le premier département industriel de France et que nous affichons le quatrième taux de chômage le plus bas », 48 entreprises étaient rassemblées pour présenter quelque 80 produits et services en lien avec le domaine de la sécurité civile, sur toute la durée du congrès, du 26 au 29 septembre à Bourg-en-Bresse. « Des entreprises très orientées vers les nouvelles technologies, qui rayonnent non seulement en France, mais à l’international jusqu’à 80 pays pour certaines d’entre elles », a relevé le préfet, Arnaud Cochet.

Vitrine

L’idée d’un village des savoir-faire est issue des discussions entre la CCI et les entreprises qui ont accepté le principe d’une participation au congrès. Elles y ont vu l’occasion de tester leur marché, de rencontrer clients et prospects. C’est notamment le cas de Dragonskal. L’entreprise du Haut-Bugey a enfin obtenu, après 8 ans de R&D, toutes les certifications et homologations pour son matériau composite associant une matrice minérale et des fibres répondants à différentes caractéristiques. Un matériau qui résiste au feu durant 2 heures et peut être utilisé dans les gaines de désenfumage, les gaines de ventilation, les contre-cloisons, etc. « Nous tenons une belle opportunité de rencontrer les prescripteurs, notamment les architectes ou les services des collectivités qui travaillent sur les projets d’écoles, de crèches, etc. », a commenté son dirigeant.

Immersion

L’autre sujet dégagé par le groupe de travail créé par la CCI pour préparer ce congrès national des sapeurs-pompiers, c’est le BIM, la modélisation informatique des bâtiments, et ses éventuels apports en termes de sécurité civile. Un espace d’immersion en 3D avait donc été aménagé sur le village des savoir-faire et un atelier sur le thème organisé le jeudi 27 septembre (lire en page 7 de notre édition du 4 octobre).

« Le BIM est une méthode de conception qui permet aux différents acteurs de la construction d’échanger, de créer et d’intégrer des éléments, autour d’une représentation graphique en trois dimensions du projet, a décrit l’architecte Pierre Barillot. Avant, nous avions beaucoup d’échanges croisés avec pas mal de pertes en ligne. Aujourd’hui, on planifie et on construit ensemble plutôt que chacun de son côté. »

Si le procédé a ses avantages, notamment pour repérer en amont les éventuelles anomalies, le BIM a aussi ses écueils. « Quand on conçoit chacun de son côté, il est facile d’établir les responsabilités, en cas de malfaçon, a noté Cyril Decaudin, ingénieur chez Alpes Contrôles. Là, comme il s’agit d’un système collaboratif, il faut établir les responsabilités en amont. » De plus, pour un bureau de contrôle, tout acte de conception est interdit. L’approche du BIM se limite alors une visite virtuelle en complément des études de plan. « Nous pouvons aussi associer nos rapports à la maquette et ainsi permettre aux différents intervenants de visualiser nos observations. »

Reste que les préventionnistes sont globalement convaincus par l’outil. « Pour le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de l’Ain, le BIM est très récent, mais il ouvre le champ des possibles. Ces maquettes 3D viennent en appui des études de plan et permettent d’approfondir certains points, ont commenté le Capitaine Rémi Forey et le Lieutenant Sylvain Bresson. Pendant la phase de vie du bâtiment, il nous permettra d’accéder à des informations à jour. On peut imaginer trouver demain, à l’entrée du bâtiment, toutes les informations dont nous avons besoin pour une intervention. Cela pourra même être un outil de formation. En visualisation 3D, il est facile de rajouter des fumées et des flammes, via les logiciels. C’est à nous de voir, finalement, comment nous pouvons exploiter cette technologie. »

Jean Deguerry congrès sapeurs-pompiers

Jean Deguerry, président du conseil départemental, aux côtés de Miss Pays de l’Ain et de la mascotte des sapeurs-pompiers de France, lors de l’inauguration du village des savoir-faire de l’Ain.


Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article est un complément du papier paru dans ECO de l’Ain du 4 octobre 2018 sur le congrès national des sapeurs-pompiers à Bourg-en-Bresse. Il vous est exceptionnellement proposé à titre GRATUIT. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI

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