Le concept du drive fait recette et gagne peu à peu du terrain dans le paysage de la consommation française. Notre département ne fait pas exception et de nouvelles plateformes drive ouvrent régulièrement, se nourrissant de nouvelles façons d’acheter. À Ségny, dans le Pays de Gex, Fabien Godi, patron de Carrefour, a ouvert son espace dédié en octobre dernier. « Nous avons souhaité répondre à de nouvelles habitudes de consommation et de nouveaux modes de vie, face à des clients souvent pressés, raconte-t-il. Nous sommes idéalement situés pour ouvrir un drive, sur l’axe Genève-Gex… Nous touchons ainsi une vaste clientèle de frontaliers qui souvent, travaillent en Suisse. »
Un des premiers points-clés pour ouvrir un drive semble bien être la localisation d’un magasin. En effet, peu de drive seuls ouvrent aujourd’hui en France, ils sont le plus souvent accolés à leur enseigne. « Nous comptons en moyenne 19 000 voitures qui passent quotidiennement devant notre magasin, sourit Joseph Theard, directeur du Carrefour Market de Saint-Denis-les-Bourg. Cela représente un volume d’activité et d’attraction particulièrement élevés. Nous sommes idéalement placés pour cette activité. Notre but ? Les faire s’arrêter ! » L’enseigne va ouvrir en mai prochain, son propre drive. Pour cela, l’entreprise créé un espace extérieur dédié, une plateforme pour que les véhicules puissent se garer et les courses être chargées, ainsi qu’un espace supplémentaire dans les réserves. Joseph Theard est convaincu que le système va prendre de l’ampleur. « Il répond à un besoin, analyse-t-il, comme le libre service ou la création des supermarchés dans les années 60. Aujourd’hui, les clients n’ont plus envie de passer une heure à faire les courses. Et souvent, ils achètent sensiblement la même chose. Avec le drive, ils passent commande, peuvent faire mémoriser leur liste de courses et en cinq minutes, elles sont chargées dans la voiture, lors d’un créneau horaire choisi par le client. »
Si certains pourront regretter le peu de contacts humains, d’autres voient dans ce mode de consommation une solution en termes d’organisation. Et selon une étude de l’institut Kantar – spécialiste de l’étude des consommateurs – 10 % des ménages sont d’ores et déjà conquis par le drive.