Covid-19 : le passe sanitaire fait débat

par | 17 Sep 2021

Passe sanitaire oblige, les établissements de santé sont contraints de se réorganiser. Les syndicats s’inquiètent du manque de personnels.

« Le passe sanitaire est un non-sens », s’insurge Angélique Neutens, secrétaire générale de la CGT au Centre hospitalier Annecy- Genevois (Change). Depuis le 15 septembre, les personnels des établissements et services sanitaires (hôpitaux, pompiers…) et médico-sociaux (Ehpad, structures handicap…) sont soumis à l’obligation vaccinale : ils doivent avoir eu au moins une des doses requises assortie d’un test PCR ou antigénique négatif. Sinon, ces professionnels de santé sont suspendus et non rémunérés.

« Nous avons mis un an et demi de notre vie entre parenthèses pour soigner la population. Les directions nous ont demandé de venir travailler en étant malade… C’est le coup de massue de trop ! », s’indigne la syndicaliste. Cette obligation a créé « des clivages entre vaccinés et non-vaccinés » au sein des équipes de soignants du Change. Le syndicat parle même « d’une cohésion partie en éclat ».

Les départs des professionnels de santé vont déclencher « une catastrophe sanitaire. Nous perdons des soignants et la direction nous dit qu’elle a du mal à recruter », alerte Angélique Neutens. Le syndicat se dit également inquiet de la prise en charge des patients dans les prochains mois.

Des taux de vaccination élevés

Du côté de la direction des hôpitaux, le mercredi 15 septembre, on dédramatise la situation. « Elle évolue d’heure en heure. Nous recevons encore des justificatifs de vaccination ce matin », explique Vincent Delivet, directeur du Change à Annecy (4 600 salariés, 436 M€ de budget).

Globalement, la majorité du personnel hospitalier de Savoie Mont Blanc a reçu au moins une des deux doses du vaccin : 97 % au Change, 98 % au centre hospitalier métropole Savoie (CHMS, 5 000 salariés, 417M€ de budget) et aux Hôpitaux du Pays du Mont Blanc (1 150, 84M€ de budget), 96,5 % pour l’Etablissement public de santé mentale 74 (EPSM, 738 salariés, 50M€ de budget).

Les établissements de santé ont privilégié « la pédagogie et l’accompagnement des agents avec des entretiens individuels organisés par la médecine du travail », détaille Florent Chambaz, directeur du CHMS à Chambéry. « Nous avons attendu le dernier moment pour suspendre le personnel qui ne présente pas de schéma vaccinal valide », souligne Vincent Delivet.

Malgré un manque d’effectifs, les directions se veulent rassurantes. « L’obligation vaccinale est résiduelle et ne met pas en cause la continuité des activités à ce jour », affirme le directeur du Change.

La psychiatrie particulièrement touchée

Les établissements spécialisés dans la santé mentale sont plus durement touchés. L’EPSM 74 a dû fermer temporairement une unité de soins à Thonon-les-Bains. Pour Bruno Pagliano, directeur adjoint de la structure, « nous étions déjà sur le fil à cause d’un sous-effectif chronique lié à la proximité de la Suisse et à la faible attractivité de la psychiatrie pour les jeunes soignants. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».

De son côté, Françoise Eimer, secrétaire générale CFDT du Centre hospitalier spécialisé de la Savoie (CHS) à Bassens se dit « inquiète pour la suite. Cette pandémie a exacerbé les difficultés que l’on avait déjà. Des établissements ont recours à des fermetures de lits pour remédier au manque de personnel. Le CHS a dû fermer temporairement un service de psychiatrie adulte ».


Alexia Bontron

2 Commentaires

  1. Wayan JC

    Tant que le gouvernement corrompu avec Big Pharma et l’OMS ne prendra pas des dispositions nationales avec nos grands professeurs /medecins et laisser la population active s’auto-immunee et prendre des vitamines, la pandemie continuera son chemin et entrainera de plus en plus de conflits sociaux.
    Les pays Scandinaves ont tres bien geres le probleme.

    Réponse
  2. Wayan JC

    Ecrire rapidement pousse aux fautes d’orfhographes

    Réponse

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