Déchets : la coopération se met en place sur le sillon alpin

Avec la loi sur la transition énergétique qui étend le tri à l’ensemble des plastiques, les collectivités repensent leur organisation.

D’ici 2022, les centres de tri des déchets devront s’adapter aux dispositions de la loi sur la transition énergétique pour améliorer la gestion et la prévention des déchets. Parmi les mesures les plus significatives, l’extension du tri à l’ensemble des déchets plastiques ce qui va accroître sensiblement  (+20%) les tonnages des collectes sélectives. Face aux investissements que les centres de tri vont devoir réaliser pour s’adapter, les collectivités repensent l’échelle territoriale du tri pour optimiser les moyens déployés.

Un partenariat à l’échelle du sillon alpin

La CSA3D (Coopération du sillon alpin pour le développement durable déchets) rassemble aujourd’hui 17 collectivités représentant 1440 communes et 2,9 millions d’habitants. Présidée par Lionel Mithieux, le président de Savoie Déchets, la structure favorise les échanges d’expérience en matière de prévention, recyclage, valorisation… Elle permet aussi de mutualiser les équipements et les compétences ; de développer une stratégie commune de gestion et de traitement des déchets.

Une mobilisation inédite

La CSA3D a été rejointe par 56 autres collectivités pour lancer une consultation portant sur la vente des matières issues du tri des ordures ménagères, de la collecte sélective et des métaux provenant de l’incinération. Actif sur 12 départements représentant 4,5 millions d’habitants, le groupement deviendrait l’un des plus importants de France avec 180 000 tonnes de matières mises en vente chaque année pour une recette atteignant les 13 millions d’euros. « Cette coopération est inédite de par son ampleur tant en terme de couverture territoriale que de partenaires mobilisés« , soulignent ses promoteurs.

Une échéance au 1er janvier 2018

La consultation devrait se mettre officiellement en place au 1er janvier 2018. Elle départagera une trentaine de candidats qui devront s’engager sur plusieurs prestations comme l’enlèvement, le transport, la valorisation des matières, la garantie de traçabilité, le suivi d’activité et de facturation. En parallèle, 34 collectivités des Alpes et de l’Ain lancent une étude pour voir comment repenser l’échelle territoriale du tri pour une organisation optimale.

Crédit photo : Wikipedia sous licence Creative Commons.

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