Baisse continue des naissances et hausse des décès : en 2025, le solde naturel est négatif en France pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L’Ain résiste avec un solde naturel encore positif. Explications et infographies.
En 2025, le solde naturel demeure positif dans l’Ain, autrement dit, on y enregistre toujours plus de naissances que de décès, ce qui est également le cas en Haute-Savoie, mais pas en Savoie : du fait d’une population un peu plus âgée, il est négatif depuis 2023 (environ 500 décès de plus que de naissances).
« Des deux composantes du solde naturel (mortalité et natalité) – et à la différence de la Haute-Savoie où ces deux critères sont positifs – seule la mortalité est plus favorable dans l’Ain que dans l’ensemble de la région », précisent cependant Anne-Cécile Argaud et Véronique Domptail, de la direction régionale de l’Insee.
7,8 : c’est, pour mille, le taux de mortalité 2025 dans l’Ain. Soit le 3e plus faible de la région, derrière ceux de la Haute-Savoie et du Rhône.
Déclin démographique naturel : les 10 communes de l’Ain les plus touchées
Évolution moyenne annuelle due au solde naturel (2016-2022), source : INSEE
- Champagne-en-Valromey -2,50%
- Saint-Trivier-de-Courtes -2,38%
- Romans -1,97%
- Armix -1,95%
- Saint-Bernard -1,76%
- Coligny -1,75%
- Confort -1,61%
- Innimond -1,57%
- Cerdon -1,55%
- Thoissey -1,52%

Une population plus jeune
En 2025, le taux de mortalité y est en effet plus faible que dans l’ensemble de la région (7,8 ‰ contre 8,9 ‰), en raison notamment d’une population plus jeune. C’est le 3e plus faible de la région, derrière celui de la Haute-Savoie et du Rhône. Le taux de natalité en revanche y est un peu plus bas (8,9 ‰ contre 9,2 ‰ pour la région), mais reste le 5e plus élevé de la région. Entre 2010 et 2025, le nombre de naissances a diminué de 14,8 % dans le département du fait de la baisse du nombre d’enfants par femme selon l’Insee.
Ce recul est toutefois atténué par rapport à l’ensemble de la région (-21,5 %), par une hausse plus importante du nombre de femmes en âge de procréer. Entre 2017 et 2023, la population du département a augmenté de 0,9 % en moyenne par an (soit +5 999 habitants), c’est la 11e plus forte croissance des départements métropolitains. Cette augmentation est portée à la fois par un excédent des naissances sur les décès (+0,3 % en moyenne par an, soit +1 660 habitants) et par l’attractivité résidentielle du département (+0,7 % en moyenne par an, soit +4 339 habitants).
L’augmentation de la population (+ 0,9 % par an en moyenne entre 2017 et 2023) est portée par un excédent des naissances sur les décès et par l’attractivité résidentielle du département.

L’influence des métropoles
La croissance démographique est la plus forte dans les territoires sous l’influence des métropoles de Genève et de Lyon : les intercommunalités du Pays de Gex, de Dombes Saône Vallée, de la Plaine de l’Ain et de Miribel et du Plateau enregistrent les plus fortes hausses du département. Les nouveaux arrivants viennent principalement du Rhône, et dans une moindre mesure de l’Isère et de Paris.
Ils sont globalement plus jeunes que la population résidente, en particulier parmi la population des plus de 15 ans où 46 % ont entre 25 et 39 ans (contre 21,8 % de la population résidente du département). Ils sont aussi plus fréquemment de catégories socioprofessionnelles supérieures et un peu plus fréquemment des personnes seules (37,7 % des ménages nouveaux arrivants, contre 33,3 % des ménages résidents). Les couples avec enfants et les familles monoparentales sont un peu moins fréquents parmi les ménages arrivants que résidents.

Nadia Lemaire
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Cet article est issu de notre magazine L’Ain en chiffres 2026, disponible au format liseuse en ligne ou au format papier.









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