Du miel de lavande dans les Bauges

par | 10 Juil 2024

Un bourdonnement caractéristique se fait entendre à l’approche du champ de lavandes de Dominique Alsberghe. Des abeilles par centaines, mais aussi des papillons, des bourdons et une foule d’autres insectes festoient sur cette étendue bleue.

Une vraie fierté pour cet apiculteur professionnel installé à Saint-Eustache, dans les Bauges, depuis 2013, et qui espère faire sa première vraie récolte de miel de lavandes à la fin de l’été.

« Je n’ai pas eu de récolte du tout ce printemps, dit-il, à cause de la pluie et du froid qui ont empêché les abeilles de sortir. »

« J’ai planté ces 2 000 pieds le 1er avril 2023, sur environ 1 000 mètres carrés », explique-t-il. Du miel de lavandes des Bauges : un pari un peu fou et unique en son genre dans les Savoie, que le changement climatique rend soudain possible. Et qui va peut-être sauver en partie la saison de l’apiculteur, confronté, comme nombre de ses confrères en Pays de Savoie, à des conditions particulièrement difficiles.

« Je n’ai pas eu de récolte du tout ce printemps, dit-il, à cause de la pluie et du froid qui ont empêché les abeilles de sortir. » Comme beaucoup d’autres, il compte déjà 40 % de production en moins. Et la miellée d’été, qui se termine dans quelques jours, n’annonce rien d’extraordinaire avec des fleurs d’acacia, de châtaigner, de montagne, etc. malmenées par les précipitations.

« A ce manque de production s’ajoutent des frais de nourrissement exceptionnels. Pour mes 250 ruches, j’ai déjà passé 1,5 tonne de sucre ! »

En effet, pour éviter qu’ils ne meurent de faim, les essaims de la région ont dû recevoir un apport de nourriture inhabituel en cette saison.

« La situation est identique pour une majorité des 60 apiculteurs professionnels des deux Savoie », confirme Anthony Mercier, président du Groupement des apiculteurs professionnels des Savoie, qui fait remarquer que les professionnels sont, en outre, confrontés à une conjoncture très tendue sur le marché du miel, du fait d’importations massives à des prix toujours plus bas de produits peu qualitatifs voire adultérés.

« Faites attention aux provenances sur les étiquettes et aux prix bas ! » prévient-il.

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