Avec le rachat d’Isotec, Ecotherm assoit son développement dans les Savoie.
Après le rachat d’Ecotherm en juillet 2021, Alexandre Luneau et Bertrand Duprez, codirigeants, ont passé la vitesse supérieure. Le 23 novembre, ils ont en effet finalisé l’acquisition d’Isotec, une PME chambérienne qui a déposé le bilan en octobre dernier. « Elle faisait le même métier que nous, à savoir la vente et la pose de fenêtres, détaille Bertrand Duprez, et avait le même fournisseur que nous. »
Basée à Allonzier-la-Caille, Ecotherm disposait déjà d’un second site à Douvaine, dont le showroom vient d’être agrandi. Le local chambérien, dont le nom est gommé au profit de celui d’Ecotherm, représentera donc sa troisième entité. « L’objectif est d’étendre notre territoire, poursuit-il, et de servir la Savoie et le sud de la Haute-Savoie. »

Rachetée à la barre du tribunal, Isotec va faire l’objet d’investissements de la part de sa nouvelle maison mère. « Les locaux vont devoir être rénovés », indique-t-il. La reprise représente « plusieurs centaines de milliers d’euros » pour plusieurs raisons : outre le chèque à faire au tribunal (pour un montant non divulgué), Ecotherm s’est engagée à réaliser les chantiers des quelque 70 clients qui avaient déjà versé un acompte sans jamais voir les travaux réalisés. « On reprend les travaux à coût zéro », confirme Bertrand Duprez.
L’ensemble du personnel, à l’exception du couple d’ex-dirigeants, intègre en outre l’équipe d’Ecotherm, soit deux menuisiers-poseurs et un commercial de plus, ce qui porte l’effectif global à 30 personnes. « Il y a un an, lorsque nous avons racheté Ecotherm, nous avions 17 collaborateurs pour 4 millions d’euros de chiffre d’affaires. » Aujourd’hui, la société d’Allonzier-la-Caille table sur un chiffre d’affaires de 6 millions pour l’exercice 2022-2023 (5 ME de CA en 2021-2022).
Une croissance qui devrait se poursuivre puisque l’objectif des deux dirigeants est de se développer par l’acquisition d’entreprises ayant leurs propres équipes de pose ou l’ouverture de nouvelles agences dans la région. Depuis qu’ils ont repris les rênes de l’établissement haut-savoyard, Alexandre Luneau et Bertrand Duprez y ont déjà injecté quelque 300 000 euros. Ils souhaitent devenir les premiers distributeurs de la marque Finstral en France.









La société ISOTEC était déjà en tractation avec le Société ECOTHERM bien avant le dépôt de bilan de cette dernière, qui à été achetée à vil prix (15 fois moins cher que la valeur estimée). Pendant les deux mois de continuation le nombre des clients ayants versé des acomptes n’était plus de 70 mais d’une trentaine avec des balances financières permettant de terminer les travaux pour l’essentiel et la société ECOTHERM a pris des dispositions formelles pour ne pas perdre d’argent. Il est a préciser que l’équipe d’ISOTEC à préparé la reprise gracieusement avec beaucoup de diligence pour qu’elle se passe dans de bonnes conditions dans l’intérêt des clients et qu’elle veillera a ce que les accords pris devant la barre du Tribunal soient respectés.
Le montant de l’acquisition est magistralement inférieur au montant indiqué dans l’article et bien moins onéreux que le coût que représenterait l’installation d’une nouvelle agence. Cette acquisition est une opération juteuse et en aucun cas à caractère philanthropique, comme l’a regretté le Tribunal.
Cet article manque d’élégance envers l’équipe d’ISOTEC et m’oblige à réagir, il aurait du être rédigé avec plus de courtoisie de la part des dirigeants compte tenu de la vérité de cette cession.
La loi des affaires s’avère impitoyable, mais il faut faire le distingo entre busines et affairisme et avoir le savoir vivre de se faire une publicité moins indécente.