Plutôt que d’épiloguer sur les vicissitudes d’une campagne Fillon, qui n’a plus grand-chose de présidentielle, et sur le spectacle hallucinant et pathétique que nous ont offert une partie des responsables politiques LR et UDI la semaine dernière, lâchant d’abord leur candidat, avant de faire volte-face après le rassemblement du Trocadéro, et de lui renouveler leur soutien (par conviction, résignation ou par défaut ?), je vous propose une belle bouffée d’optimisme en faisant un peu d’autosatisfaction sur notre économie savoyarde.
Nous publions en effet cette semaine la seconde édition de notre Top 500 des entreprises de Savoie Mont Blanc (*). Vous trouverez dans ce hors-série de 84 pages non seulement ce palmarès des 500 plus grandes entreprises de Savoie Mont Blanc, mais également d’autres classements ; le top 50 des plus rentables dans chacun des deux départements, le top 30 des établissements (publics et privés) employant le plus de personnel, également dans chacun des départements, et enfin la liste des principales entreprises à capitaux étrangers en pays de Savoie. Nous avons ainsi l’ambition de permettre au lecteur d’avoir une image plus globale de notre réalité économique.
Outre le fait que la Haute-Savoie compte désormais cinq sociétés milliardaires – Sopra, SAEM Évian, Entremont, Somfy, et Provencia –, c’est la formidable diversité de notre tissu économique qui frappe à la lecture de ces classements. Dans les deux départements, de l’agroalimentaire au décolletage en passant par les sociétés de remontées mécaniques, le BTP, la métallurgie, les fabricants de matériel de sports ou encore les services, cette variété est la plus grande force de notre économie. Elle lui permet de ne pas dépendre d’une ou deux filières majeures et de pouvoir en conséquence mieux résister aux crises conjoncturelles.
« LA DIVERSITÉ DE NOTRE TISSU D’ENTREPRISES EST LA PLUS GRANDE FORCE DE NOTRE ÉCONOMIE. »
Cela n’empêche pas bien sûr notre territoire de souffrir quand un secteur est frappé, et nous nous souvenons tous des années difficiles traversées par le décolletage. Mais cela lui permet d’être plus résilient et d’être en capacité de rebondir plus facilement. Bien sûr, ces champions ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Et derrière ces ETI et PME, dont la plus petite réalise une dizaine de millions d’euros de chiffre d’affaires, il y a en bien d’autres. Des sociétés qui mériteraient pourtant elles aussi d’être citées en exemple pour leur croissance, leur rentabilité, la qualité de leurs produits ou de leurs services, leur longévité ou encore leur capacité à innover. Des jeunes pousses aussi ; celles qui, demain ou après-demain figureront peut-être à leur tour en haut des palmarès économiques, mais qui ne sont encore aujourd’hui que des start-up avec une poignée de salariés et un chiffre d’affaires bourgeonnant.
Bien sûr, ce Top 500 oublie également de nombreuses sociétés qui auraient pu y figurer. À commencer par toutes celles, et elles sont malheureusement nombreuses, qui ne publient pas leurs comptes, et que nous n’avons donc pas pu recenser dans nos bases de données. Celles aussi dont le siège n’est pas situé en Savoie Mont Blanc, et qui pourtant comptent énormément dans le dynamisme de notre économie. Certains de ces établissements secondaires figurent dans le classement par effectifs mais pas tous à l’instar par exemple d’un ABB Cellier à Aix-les-Bains. Enfin, il est possible, voire probable, que nous ayons oublié bien involontairement telle ou telle entreprise. D’avance nous présentons nos excuses à ceux que nous aurions pu omettre, et qu’ils n’hésitent pas bien sûr à se faire connaître pour que nous puissions les inclure dans l’édition 2018 de ce Top 500.
Une radioscopie de ce type est aussi un arrêt sur image qui fige le territoire et oublie l’essentiel. Que l’économie ne se bâtit pas en un jour mais sur des décennies. Que la réussite des champions d’aujourd’hui plonge dans le passé et s’appuie sur un travail de long terme, facilité d’ailleurs dans nos deux départements par un écosystème extrêmement performant et réunissant dans un même élan les collectivités, des structures associatives de financement et d’appui aux entreprises, des parcs d’activité, des pôles de compétitivité et des clusters… Qu’elle a aussi la chance de disposer d’un très important terreau d’entreprises familiales.
Enfin, que ce sont d’abord des hommes et des femmes qui conduisent ces entreprises. Vous en découvrirez certains au fil de ces pages. C’est bien cela le plus important. Car derrière les chiffres, il y a de l’“humain”. Et pas seulement les patrons d’ailleurs, mais toutes les équipes qui font grandir avec eux les entreprises au quotidien. Cette réussite, c’est d’abord la leur, et nous leur dédions à tous ce Top 500 2017. Bravo aux Savoyards !
Sophie Guillaud
Directrice du développement éditorial
s.guillaud@ecosavoie.fr
(*) Ce hors-série est diffusé à nos abonnés premium et business. Il est également disponible en kiosque et peut être commandé sur notre nouvelle e-boutique !








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