L'édito de Stéphane Coltice : "Touristes tics"

Durant quelques semaines, nous avons oublié notre quotidien, l’actualité (avec une petite exception pour les tribulations médiatico-financières de Neymar – sic) et nos problématiques professionnelles, pour nous consacrer quasi exclusivement à notre famille, nos amis et notre bien-être. Cette pause estivale attendue revêt d’ailleurs un caractère indispensable puisqu’elle offre à chacun l’occasion de faire le plein d’énergie, de changer de rythme, de faire tomber le stress et de s’ouvrir l’esprit, pour attaquer la rentrée sous les meilleurs auspices.

Incontestablement, le dépaysement fait partie de cette rupture. C’est pourquoi, dès les premiers jours de vacances, certains d’entre nous font le grand saut pour partir à l’autre bout du monde, à l’assaut de nouveaux horizons, de nouveaux peuples et de nouvelles habitudes, à la rencontre des couleurs balinaises, du bruit new-yorkais, de la moiteur laotienne, de la douceur antillaise…

Stéphane Coltice

D’autres, plus nombreux, se contentent du bassin méditerranéen, cependant tout aussi riche en plaisir et en diversité. Les villages blanchis de Grèce, les montagnes corses plongeant dans la mer, les fonds poissonneux de Sardaigne, les fêtes d’Ibiza… offrent tout autant de motifs de satisfaction et de changements, en fonction de ce que l’on recherche évidemment. Tout comme le sud de la France peut vous offrir ses odeurs de lavande et de poissons grillés, ses petits rosés à déguster à l’ombre d’une pergola, et ses parties de pétanque élevées au rang de patrimoine national…

Mais il n’est pas toujours besoin d’aller aussi loin pour profiter de paysages époustouflants et d’activités séduisantes. Mis en valeur lors de l’étape du Tour de France, l’Ain et le Bugey invitent aussi à la flânerie, à la découverte de paysages bucoliques et de sensations inédites. À l’image de notre champion local Éric Barone, comment ne pas rêver de traverser le lac de Nantua sur une tyrolienne ? Une activité qui rencontrerait sans doute l’adhésion du public… Sans complexe avec d’autres destinations, le comité départemental du tourisme révèle d’ailleurs sur un communiqué de presse : « l’Ain affiche de bons arguments en termes de gastronomie, de patrimoine, de nature ou de bien-être ». Et pour profiter au mieux des charmes touristiques de notre territoire, il propose aussi sur son site internet de nombreux guides thématiques pour vivre à fond son activité préférée : vélo, parapente, canyoning, pêche, kayak… Les atouts ne manquent donc pas pour faire de notre département une destination touristique privilégiée, et les nombreux projets en cours viendront encore largement enrichir toutes les promesses d’aujourd’hui : chantier médiéval pédagogique à Montcornelles, centre thermal et aqualudique à Hauteville, Maison du Petit Prince de Saint-Exupéry dans la Plaine de l’Ain ou projet Dinoplagne dans le haut-Bugey…

Mis en valeur lors de l’étape du Tour de France, l’Ain et le Bugey invitent aussi à la flânerie, à la découverte de paysages bucoliques et de sensations inédites.

Loin d’être anecdotique, cet élan touristique pourrait alors largement contribuer au développement économique du territoire. Aux côtés de Paris, la Côte d’Azur et la Bretagne, qui ont su retrouver une hausse de leur fréquentation, après les années de disette engendrée par la crise et la menace terroriste, l’Ain pourrait à sa mesure participer à l’objectif de 100 millions de touristes fixé par notre ministre, et démontrer ainsi que notre sens de l’accueil ne s’assimile pas à celui d’une auberge espagnole.

Stéphane Coltice
Directeur délégué de la publication
s.coltice@eco-ain.fr

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