Quatre spéciales seront courues, les 19 et 20 septembre, le long du lit de la rivière.

Cent soixante-dix coureurs prendront le départ du 20e rallye du Suran, les 19 et 20 septembre, pour quatre spéciales, l’une à Viriat, les trois autres le long du lit du Suran, de Chavannes à Corveissiat, de Drom à Ceyzériat et de Saint-Martin-du-Mont à Neuville, où la rivière se jette dans l’Ain. Un rendez-vous qui compte pour la coupe de France et pour le championnat suisse des rallyes. La bataille des pilotes helvètes assure d’ailleurs une grande partie du spectacle, en plus des véhicules WRC et S2000.

«Nous ne nous attendions pas à réunir autant de compétiteur, se réjouit Dominique Trably, président de l’Association sportive automobile Bresse-Bugey. Avec la crise, la plupart des courses enregistrent une baisse de 20 à 30 % du nombre des engagés. Nous en comptons 20 % de plus que pour la précédente édition.» L’explication ? «Nous devons être bien placés en termes de calendrier, réfléchit l’organisateur. Nous avons un parcours facile à reconnaître pour les coureurs. Le parc d’assistance et le parc fermé sont groupés sur le foirail de Saint-Denis-lès-Bourg. Et nous sommes le seul rallye de France pour lequel les engagements se font sur internet avec la possibilité de paiement en ligne.» Une facilité d’inscription qui peut avoir joué.

C’est en tout cas une très bonne nouvelle, surtout si l’on considère le budget d’un tel évènement : plus de 150000 euros. «Nous ne fonctionnons qu’avec des partenariats privés, malgré un véritable impact économique pour le territoire, souligne le président. Notre rallye représente un millier de nuitées pour l’hôtellerie locale, rien qu’avec les coureurs et leurs équipes, les commissaires de courses et les bénévoles.»

En contrepartie de leur soutien, les partenaires bénéficient d’un accès privilégié au départ de la spéciale de Viriat pour leurs clients, de baptêmes en voiture de course et de survols de la course en hélicoptère.

Côté sécurité, les organisateurs se sont conformés aux règles techniques élaborées par la fédération. Celles-ci harmonisent la signalisation et le balisage des zones accessibles ou interdites au public. «Par principe, tout ce qui n’est pas autorisé, balisé en vert, est interdit, explique Dominique Trably. En dehors de ces espaces, la responsabilité des organisateurs ne peut être engagée.» De quoi responsabiliser le public et permettre au sport automobile de continuer à vivre.