Weber à Servas, résidence d’artiste

Weber à Servas, résidence d’artiste

Le fabricant d’enduits pour le bâtiment voit dans ce type d’actions, le moyen de stimuler ses équipes de R&D et d’innover en matière de management. Il vient de faire don de quatre sculptures au Monastère royal de Brou.

Le site Weber de Servas, où sont produits des enduits de façade et colles de carrelage, a accueilli en résidence l’artiste contemporain Jérémy Gobé. Cette collaboration a donné lieu à une exposition, baptisée Anthropocène, et à un documentaire retraçant sa genèse. Quatre sculptures ont par ailleurs rejoint les collections du Monastère royal de Brou, à l’occasion d’une soirée événement, jeudi 24 octobre, en présence des équipes du site et de leurs familles.

« Ce projet est né, il y a 18 mois, à la suite de notre dernière Coweberation (un rendez-vous organisé tous les deux ans, depuis 2004, où chaque entité Weber à l’international rassemble dans son pays respectif, l’ensemble de ses collaborateurs pour diffuser la culture d’entreprise autour de différentes thématiques, NDLR). Nous avions déjà travaillé avec une artiste pour cocréer une œuvre. Nous voulions pérenniser la démarche et pour ce faire, accueillir un artiste en résidence sur l’un de nos sites, a raconté Charlotte Famy, DG de Weber France, lors de la soirée. Au moment du choix, l’usine de Servas est apparue comme une évidence. D’abord, parce qu’elle héberge notre centre de R&D et qu’un artiste peut aider nos ingénieurs à explorer de nouvelles pistes. Ensuite, il fallait un site mature, l’artiste étant conduit à bouleverser le quotidien, dans un environnement industriel très normé. C’est un projet important pour l’avenir et pour tisser des liens avec le territoire. Nos entreprises ne sont pas seulement là pour apporter une dynamique économique. »

Intelligence collective

Pourquoi un site mature ? « Nous souhaitons innover dans nos méthodes de management, renforcer l’intelligence collective, responsabiliser et donner de l’autonomie à nos équipes. C’est un changement culturel que nous avons engagé, il y a deux ans, explique aujourd’hui la directrice générale. Assez courant dans le monde du luxe, ce type de résidences d’artiste nous paraît constituer une première en France, dans le monde du bâtiment. Au départ, nous ne savions pas que nous allions donner des œuvres à Brou. Le projet s’est construit au fur et à mesure. En fait, c’est l’un de nos équipiers, qui connaissait l’administrateur du musée, qui a souhaité l’associer au choix de l’artiste. »

Symboliques

Ce dernier s’est inspiré du logo de Weber, qui à travers un carré, une sphère et une pyramide symbolise le bâtiment, la chimie et la matière première, le sable. Il a souhaité utiliser les matériaux les plus innovants et les moins impactant en CO2 du fabricant de mortiers, et développer une patine irisée qui change l’aspect des œuvres, en fonction de la lumière. « Ce développement s’est fait avec nos équipes de R&D, les équipes de production se chargeant de la mise en œuvre de la nouvelle formulation », reprend Charlotte Famy, qui en profite pour annoncer le lancement, en 2020, d’un produit encore à moindre impact environnemental, avec jusqu’à 50 % d’émissions de CO2 de moins.

« Je n’ai pas d’œuvre préconçue, indique l’artiste quant à sa démarche. J’ai commencé par rencontrer les équipes et visiter le site. J’ai été interpellé par ce logo. Nous en avons fait différents modules qui peuvent s’agencer pour constituer une œuvre monumentale. La texture des sculptures s’inspire d’un corail appelé Cerveau de Neptune. Comme le corail est en voie de disparition, cela fait écho à la responsabilité environnementale, au choix de matériaux moins impactant, et vient ajouter une symbolique supplémentaire à celles déjà présentes dans le logo. »

Signature Weber
La signature qui officialise le don des œuvres, avec Jérémy Gobé, l’artiste, Sylviane Chêne, élue de la Ville de Bourg, Charlotte Famy, DG de Weber France, et Pierre-Gilles Girault, administrateur du Monastère royal de Brou.

À propos de Weber

Filiale de Saint-Gobain, Weber compte 12 usines en France. Leader des mortiers industriels, l’entreprise y emploi 700 personnes pour un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros. Site spécialité dans les enduits de façade et colles de carrelage, Servas emploie 80 personnes, dont 25 au sein du service de R & D.


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article est paru dans le magazine ECO de l’Ain du 31 octobre 2019. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI.

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