Comment se porte l’envie d’entreprendre en France ? La conjoncture économique, le pessimisme ambiant et le renforcement de la fiscalité ont-ils eu raison de cet engagement ? Pas vraiment ! Selon les chiffres de l’Ifop, près de 15% des Français envisageraient sérieusement de se lancer dans l’aventure et 7% seraient actuellement porteurs d’un projet de reprise.

Qui sont ces futurs entrepreneurs ? Parmi eux, on retrouve principalement des salariés issus de grands groupes, mais également des chômeurs. Pour les premiers, il s’agit vraisemblablement de mettre à profit leur expérience, mais aussi de retrouver un peu d’humanité et d’indépendance. Pour les seconds, la création d’entreprise apparaît avant tout comme le meilleur moyen de créer son emploi. Mais finalement les motivations des uns et des autres ne sont pas si éloignées. Il s’agit dans tous les cas de trouver les moyens de son épanouissement.

D’ailleurs, ceux qui ont franchi le pas confirment que le jeu en valait la chandelle. Ainsi, malgré toutes les difficultés rencontrées, les sacrifices et les coups durs, la majorité des entrepreneurs repartiraient à l’aventure si la possibilité de tout recommencer leur était donnée, grisés par la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de bien.

A mon tour, me voici donc prêt à tenter de goûter cette satisfaction. Après avoir évoqué au fil de nombreux numéros les problématiques des chefs d’entreprises, leurs envies, leurs besoins, leurs frustrations, leurs réussites et leurs combats, je veux désormais prendre la juste mesure de tous ces écrits.

Décidé à poursuivre l’aventure familiale du Courrier Economie, j’ai finalement décidé de venir grossir les rangs des entrepreneurs. Et déjà je mesure tout le poids de la rigueur administrative, tout le stress de l’équilibre financier et toute la responsabilité de la gestion d’une équipe. Mais avant tout je suis fier. Fier de participer, à vos côtés, au développement d’une économie de proximité et de son corollaire en termes d’emplois.