L’entreprise de marbrerie a changé de dirigeants en janvier et élargit toujours plus sa gamme.
« Nous voulons élargir nos services et proposer un maximum de choses à nos clients. Tout est réalisable en marbre, il n’y a pas de limite », s’exclame Basile Ducrot, codirigeant de la marbrerie Gros-Dérudet à Miribel. Spécialisée dans la marbrerie funéraire et la décoration, la société familiale, créée en 1961, a changé de dirigeants en janvier. Béatrice et Daniel Dérudet sont partis à la retraite. Place désormais à Charly Dérudet, leur neveu, et Basile Ducrot, un ancien alternant de l’entreprise.
Si pour l’instant, les jeunes dirigeants de 31 et 26 ans prennent la société en main, ils souhaitent accentuer la part de décoration. En effet, si la toute première génération était centrée sur le funéraire, la deuxième génération a introduit ce nouveau marché, il y a une vingtaine d’années. « De notre côté, nous poursuivons en essayant de le développer encore plus. Deux à trois années en arrière, la décoration concernait 40 % de notre chiffre d’affaires. Désormais, c’est 60 % », explique Basile Ducrot.
Challenge
Cette augmentation résulte du choix d’accepter un grand nombre de demandes dans ce domaine et d’élargir autant que possible la gamme. Prise intégrée dans le marbre, lumière pour jouer sur la transparence de veines rocheuses ou même enceinte en marbre, tout est effectivement possible pour l’entreprise qui s’était lancée dans le lamellé roche en 2015, un lamellé-collé de pierres.
Sur le même principe, la société a accepté l’an passé, le chantier de réfection de la façade du magasin Rolex à Lyon. « Nous avons assemblé des lames, un peu dans l’esprit du lamellé roche, à ceci près que nous avons travaillé la même pierre avec deux finitions différentes, créant un jeu de cannelures et de lumière », précise Basile Ducrot.
« Ces réalisations nous changent de notre quotidien et de nos projets habituels. Pour les enceintes, nous avons eu affaire à des clients qui avaient fait des calculs sur la vibration des ondes, etc. Ils cherchaient quelqu’un pour les fabriquer depuis une dizaine d’années. Cela a pris un certain temps à réaliser mais cela a permis de nous challenger, développe Charly Dérudet. C’est également une manière de nous démarquer. Les clients ne trouvent pas forcément ce qu’ils souhaitent chez d’autres marbriers, plus portés sur de la fabrication en série. »
Transmission
Basile Ducrot a grandi en voyant son père diriger une société de maçonnerie en Saône-et-Loire. « L’envie de créer ma propre entreprise ou d’en reprendre une a toujours été là. Gros-Dérudet a du potentiel et peut encore être développée. Pour autant, elle ne part pas de zéro. C’est certainement le meilleur moment pour la reprendre. » Charly Dérudet a, pour sa part, entendu parler de la société lors de repas de famille. Après une année à l’étranger, il intègre l’entreprise, il y a cinq ans, en même temps que Basile Ducrot, et se forme sur le tas.
C’est au détour d’une conversation qu’ils évoquent la possibilité de reprendre l’affaire ensemble. Et c’est désormais chose faite. Un événement qui a quelque peu surpris la clientèle. « En entendant des voix jeunes au téléphone, les clients demandaient à parler au dirigeant. Les plus anciens ont eu du mal à s’ouvrir au début. Ils ne se faisaient pas à l’idée du départ de Daniel et Béatrice », sourit Basile Ducrot.
Joséphine Jossermoz








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