Guerre des devises

par | 6 Mar 2013

Sous la pression de Bruxelles, la France est tenue de maintenir son déficit public sous la barre des 3% sous peine d’être sanctionnée par les autorités européennes. Une gageure qui s’avère particulièrement difficile en temps de crise alors qu’une politique inflationniste pourrait permettre de relancer la croissance et d’améliorer sa balance extérieure. D’ailleurs, notre gouvernement a échoué dans sa tentative malgré ses efforts budgétaires, et attend dorénavant les nouvelles recommandations de Bruxelles pour 2014.

Un des enjeux de cette politique monétaire est de garantir la stabilité des prix au sein de la zone euro et de crédibiliser l’utilisation de la monnaie unique européenne sur les marchés internationaux.
Aujourd’hui considérée comme la seconde monnaie la plus forte au monde, l’Euro fait office d’outsider face au Dieu dollar.

En position de leader, les Etats-Unis pratiquent quant à eux la politique du « ce n’est pas notre problème ». En d’autres termes, puisque depuis la seconde Guerre Mondiale, l’essentiel des échanges internationaux se font en devises américaines, puisque le pétrole par exemple ne peut être acheté qu’en billets verts, l’Amérique semble avoir la possibilité de laisser au reste du monde la responsabilité de réguler leur taux de change avec le dollar. Ainsi, le déficit public américain s’élève de son côté à 7% pour l’année 2012 et la Fed (banque centrale américaine) injecte allégrement 85 milliards de dollars par mois sur son marché intérieur pour soutenir la relance de la croissance.

Mais que ce soit dans la démesure américaine ou dans l’austérité européenne, ces deux valeurs fortes devront faire attention à ne pas se laisser doubler par la concurrence asiatique. La Chine, particulièrement, est ouvertement décidée à jouer un rôle majeur sur l’échiquier mondial de l’économie, et sa monnaie occupe évidemment une place stratégique. Depuis juin 2012, le pays a d’ailleurs entrepris de réaliser ses transactions financières avec le Japon directement en yuan, sans passer par le dollar. Et ce n’est qu’un début.

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