Même s’il connaît actuellement quelques ratés, et que naissent çà et là des groupes idéologiques (de plus en plus suivis) bien décidés à révolutionner nos schémas économiques, le modèle capitaliste en vigueur dans la plus grande partie du monde repose encore sur l’idée d’une croissance industrielle continue. Et si ce système est autant plébiscité, c’est, entre autres, parce qu’il a largement contribué à améliorer les conditions de vie de ses bénéficiaires.

Malheureusement, tout bénéfice a sa contrepartie, et la recherche du profit n’échappe pas à la règle quand elle fait oublier toute règle éthique, jusqu’à sciemment accepter la destruction de son environnement, voire la mort de ses contemporains.

Les exemples ne manquent pas, à commencer par les cigarettiers qui continuent à user de toutes les techniques marketing pour augmenter leur clientèle et à déverser dans leurs produits de nombreuses substances toxiques destinées à entretenir notre dépendance. Le principe est simplement rendu un peu plus acceptable par le fait que fumer est un acte volontaire dans lequel chacun s’engage en toute connaissance de cause (bien que souvent trop jeune pour prendre réellement conscience du danger).

Les entreprises pharmaceutiques (on se souvient du Médiator) sont également régulièrement citées pour leurs pratiques douteuses où l’enrichissement est parfois soupçonné de prendre le pas sur l’intérêt des malades. On peut, avec beaucoup de mansuétude, leur accorder le bénéfice du doute dans la mesure où effets indésirables et contre-indications sont généralement portés à notre connaissance.

En revanche, lorsqu’il s’agit d’empoisonner nos assiettes, sous couvert d’améliorations technologiques bienfaitrices pour l’humanité, il devient difficile de trouver des circonstances atténuantes. La récente étude dénonçant sans ambiguïté les dangers d’OGM que l’on retrouve sans le savoir, via l’alimentation animale, dans notre viande, notre lait, notre fromage (et celui de nos enfants) ne peut aboutir qu’à une seule réaction: nous indigner !

Notre système économique ne peut éviter d’être remis en cause s’il engendre de tels débordements.