La société oyonnaxienne double la surface de ses salles blanches pour répondre à la demande dans le secteur de la santé.
« Contrairement à d’autres domaines où le client vient au vendeur, dans la santé tout le monde peut être touché par une pathologie, indépendamment de sa volonté. Le diagnostic, en plein développement, est une filière d’anticipation. Dans la santé, il faut savoir garder un coup d’avance, à défaut d’être pris dans un système déjà latent. Car malheureusement, ce ne sont pas les mêmes orientations », explique Philippe Boulette-Scola, président d’Infiplast. La société, implantée à Oyonnax, poursuit son développement dans le médical avec la construction d’un nouveau bâtiment sur son terrain. Aux 11 000 m² déjà existants, l’entreprise va ajouter 3 000 m² supplémentaires, dont 1 300 m² en salle blanche, la troisième de ce type. Infiplast en compte en effet déjà une première de 1 000 m², tandis qu’une deuxième, de 250 m², est en train d’être établie dans son bâtiment réservé à l’industrie. La dernière, dont les travaux ont débuté fin 2022, devrait être terminée en 2024.
Un secteur durable
« L’agrandissement que nous réalisons est dû à trois années de développement. Cela nous demande une nouvelle surface, de nouveaux outils, de nouvelles compétences… Et pour répondre à ce besoin, nous devons doubler notre surface de salles blanches. Nous avons de très beaux projets pour les six années à venir, avec de nouveaux dispositifs médicaux pour de nouvelles pathologies », poursuit le chef d’entreprise.
Le futur bâtiment mesurera 3 000 m ².
La société développe depuis une quinzaine d’années le secteur de la santé. Celui-ci compose aujourd’hui 65 % d’un chiffre d’affaires de 16 M€. « Au départ, nous fabriquions de simples petits composants. Puis, face à une forte demande, nous avons fini par créer un département dédié. »
L’entreprise, créée en 1988, emploie aujourd’hui 75 salariés et réalise 38 % de son chiffre d’affaires en exportant aux États-Unis, au Brésil, en Argentine, en Afrique du Sud et en Asie. Si elle compte un site de production en Chine, à Taicang, celui-ci est uniquement destiné à fournir le marché asiatique. Outre le domaine médical, l’entreprise oyonnaxienne œuvre également dans l’automobile qui représente près de 20 % de son chiffre d’affaires, mais aussi dans l’aéronautique, le BTP, la domotique et les jouets.
Joséphine Jossermoz








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