Izernore, à l'heure antique

par | 06 septembre 2012

Plus qu’un lieu culturel où dorment les oeuvres, le musée archéologique d’Izernore propose à ses visiteurs de vivre, le temps d’une visite, la démarche scientifique de l’archéologue.

«Si la ville ne fut pas retenue comme siège de la bataille d’Alésia, elle n’en demeure pas moins un haut lieu de la civilisation gallo-romaine comme en atteste la riche collection d’objets mis au jour lors des fouilles qui se sont succédées depuis 1730. La plasturgie,a pour un temps, mis au second plan les recherches archéologiques mais, a permis par des retombées économiques substancielles, l’aménagement d’un pôle culturel incluant en son sein un office de tourisme, des salles d’expositions et un musée», témoigne Jean-Pierre Barde, maire-adjoint de la commune et président de l’office du tourisme d’Izernore et des Monts Berthiand. Crée en 1911, sous la volonté d’Emile Chanel, le musée a subi une cure de jouvence en 2004 pour mettre davantage en valeur les vestiges du vicus d’Izernidorum. La société Médiéval, spécialisée en réalisation muséographique, a donc été choisie par la municipalité pour orchestrer les travaux de valorisation. «Les choix se sont donc portés sur la dimension didactique du musée en proposant aux visiteurs le cheminement d’un objet, de sa découverte jusqu’à sa mise en exposition, le tout en suivant le travail de l’archéologue dans une scénographie originale», explique Emilie Roumagoux, archéologue et chargé de médiation culturelle.

Ce faisant, quatre pièces, chacune dotée d’une ambiance particulière, constituent cette immersion en Gaule romaine. L’entrée du musée se réalise d’abord par la reconstitution de petits secteurs de fouilles. Les deuxième et troisième salles revêtent les traits du bureau de l’archéologue et ancrent dans la réalité, à l’aide de maquettes et de vitrines, un métier scientifique, de recherche, de restauration et de conservation souvent mis à mal par les images d’Epinal de pilleurs de tombes ou de chasseurs de trésors. La dernière pièce, enfin, épouse les formes d’un cabinet de curiosités du XIXe et expose derrière ses vitrines un ensemble d’objets de la vie quotidienne à l’époque de la civilisation gallo-romaine, de l’accessoire beauté aux outils d’agriculture. «L’ensemble des collections provient des fouilles provenant du temple, des thermes, réenfouies depuis par mesure de protection, des villas de Pérignat et de Bussy et du lotissement communal», précise Emilie Rumagoux. Outre la découverte d’un patrimoine vieux de 2000 ans, le musée rend surtout hommage aux travaux archéologiques amateurs et professionnels réalisés depuis près de deux cents ans dans la commune. La municipalité, à ce titre, a acquis des terrains jouxtant le temple gallo-romain pour faire de l’archéologie la vitrine d’honneur du patrimoine d’Izernore.

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