Jean Deguerry amer après la rencontre avec Emmanuel Macron

Jean Deguerry amer après la rencontre avec Emmanuel Macron

Le président du Conseil départemental de l’Ain participait aux échanges entre le président de la République avec les présidents de Départements.

Président du Conseil départemental de l’Ain, Jean Deguerry est rentré, comme tous ses collègues, assure-t-il, « désabusé, surpris et déçu » de la rencontre entre le président de la République Emmanuel Macron et les présidents des Départements, jeudi 21 février. « On nous écoute, mais on ne nous entend pas, a-t-il commenté le lendemain. Cela commence comme une opération de séduction. Le discours de départ paraît ouvert. Lors des interventions, le Président semble s’intéresser, prendre des notes. Et derrière, lors du discours de clôture, on se prend une leçon de morale. C’est dommage. On nous invite. On joue le jeu. On saisit l’occasion qui nous est donnée de nous exprimer, de faire de véritables propositions. Au final, le Gouvernement reste droit dans ses bottes, notamment sur la question du 80 kilomètres par heure, alors que l’on nous avait laissés entendre une possible ouverture sur le sujet. On nous demande de formuler des propositions pertinentes, alors que l’on venait de passer l’après-midi à le faire. » Pire, Jean Deguerry se dit inquiet, au sortir de cette réunion. « Dans son Gouvernement, je n’ai senti personne capable de redresser la barre. »

Mais, l’élu n’a pas dit son dernier mot. « L’Ain, conjointement avec l’Association des départements de France, continue sur sa ligne. Ce n’est pas la peine de faire des grands-messes juste pour remonter dans les sondages, sans donner de réponses, s’agace-t-il. Les choses ont été dites et répétées. Nous allons travailler à mettre ces propositions par écrit. Et s’il faut remonter au créneau, nous le ferons. »

Problématiques locales

Le président du Conseil départemental avait souhaité porter à la connaissance d’Emmanuel Macron, une problématique bien aindinoise : les difficultés des entreprises à recruter. Puisque les Départements ont la compétence des collèges, l’Ain a pris l’initiative de faire intervenir les entreprises face aux élèves, avant que ces derniers choisissent leur orientation. « Mais nous avons besoin de l’État pour faire tomber les barrières entre l’école et l’entreprise, notamment convaincre le monde enseignant, montrer un autre visage de l’entreprise. Pour réduire la dépense sociale, l’une des solutions est de permettre aux jeunes de trouver les bonnes formations afin de s’intégrer sur le marché du travail », a plaidé Jean Deguerry pour qui « retirer aux Départements la compétence économique était une ânerie ». Las, le président de la République n’a pas répondu à cette question. Pas plus, semble-t-il, qu’aux autres.


Par Sébastien Jacquart

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