Confinement oblige, les vendeurs à domicile ne peuvent plus exercer comme ils le faisaient avant la crise sanitaire. Les ateliers virtuels et eShop tentent néanmoins de s’organiser pour sauvegarder leur équilibre financier.

700 000 vendeurs à domicile indépendants (VDI) exercent dans le territoire national. Ils proposent la vente des robots ménagers, vêtements, lingerie, accessoires de modes… et le confinement impacte sérieusement leur tâche. Sans possibilité d’organiser des rencontres physiques, leur activité tourne au ralenti, quand elle n’est pas l’arrêt. La Fédération de la Vente Direct (FVD) est en contact permanent avec les différents ministères et les partenaires institutionnels pour protéger le “canal de distribution” et s’assurer que les vendeurs ne soient pas bannis des mesures  gouvernementales.

Mobilisées pour continuer

Réunions de vente paralysées, livraisons perturbées, la crise sanitaire met à l’épreuve la profession, et ce ne sont pas Jacqueline Battello (Just France Dauphiné-Savoie), Isabelle Piraud (Tupperware Dauphiné) et Monique Broizat (Elora), avec qui nous avons pu échanger, qui diront le contraire.

Conseillères dans le Nord-Isère, complément d’activités ou métier à part entière, elles se mobilisent pour continuer à travailler : « Nous avons un lien particulier avec nos clients. Cela fait 15 ans que j’exerce et nous répondons toujours présent quand nous sommes sollicitées. Nous sommes avant tout des conseillères ! », souligne Jacqueline Battello. Et d’ajouter : « Nous avons un statut particulier. Pour ma part, je suis affiliée à une société. Dans ce contexte, nous avons le droit de vendre, mais cela se fait par le biais des réseaux et le client est livré directement chez lui ». Notons que la société qu’elle représente doit très prochainement faire un don de crèmes et de gels hydroalcooliques au CHPO de Bourgoin-Jallieu, après en avoir fait un premier au CHU de Grenoble. 

Si Isabelle Piraud, le 8 avril dernier, a pu organiser son premier atelier virtuel, de son côté, Monique Broizat, tente de continuer à exercer comme elle peut : « Bien que nous soyons confinées, nous ne sommes pas isolées. On peut commander en ligne, tout reste possible ! »

4,5 Mds d’euros de chiffres d’affaires

La Vente Directe génère annuellement environ 30 millions d’actes d’achat. En 2018, le chiffre d’affaires s’élevait à 4,5 milliards d’euros. Les secteurs de la gastronomie, du bien-être et diététique, et la cosmétique remportent les faveurs des consommateurs. Parmi les vendeurs des entreprises adhérents de la FVD, notons que 40 % exercent leur profession à temps-plein avec, éventuellement, des fonctions d’encadrement. 31 % effectuent cette activité comme complément de revenus et 29 % sont en multi-activités. La France se classe au 8e rang mondial des marchés de la vente directe.

Sources : www.wfdsa.org


Par Carole Muet