Vingt ans après « l’affaire de la dioxine » à Gilly-sur-Isère, l’association « Je m’implique pour mon territoire » alerte sur la persistance de pollutions aériennes et dans le sol. Informés de la construction d’un ensemble immobilier de 2 300 m² de bureaux sur le parc d’activités de Terre-Neuve, mitoyen de la déchetterie, de l’ancien incinérateur et d’une nouvelle fabrique de bitume, les membres du collectif se sont intéressés à cette proximité et ont prélevé des échantillons de sol sur les 6 200 m² de la parcelle à construire.
Confiée au laboratoire Ladrome, l’analyse a été interprétée par le Pr Emmanuel Naffrechoux du laboratoire Edytem. « Les résultats démontrent que le lieu de prélèvement est contaminé par une ou plusieurs sources d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), de dioxines et de furanes. Ce qui impose des restrictions d’usage pour préserver la santé de l’homme », indique Samuel Pasqualon.
Le collectif demande aux pouvoirs publics de plus amples investigations afin de préserver les populations, et, le cas échéant, de préciser les précautions nécessaires dans la culture des jardins et la consommation fermière locale. En mai, il avait alerté sur des fortes concentrations en particules PM 10 et dioxyde d’azote, mesurées par des capteurs installés sur ses fonds propres.
R. S.








0 commentaires