Le 22 novembre sortait aux Etats-Unis, la Xbox One de Microsoft. Le jour même, il s’en serait écoulé plus d’un million, exactement comme pour la PlayStation 4 de Sony, une semaine plus tôt. En France, c’est l’inverse. La PS4 est sortie ce vendredi 29 novembre, huit jours après sa concurrente. «C’est la première fois dans le monde du jeu vidéo que deux mastodontes sortent une console la même année, qu’ils s’affrontent de manière aussi frontale», observe Philippe Morin, dirigeant du magasin Game Cash de Bourg-en-Bresse.

Selon ce professionnel, d’un point de vue technique, rien de vraiment flagrant ne différencie les deux consoles. Elles affichent toutes les deux 8 Go de Ram contre 512 Mo pour les précédentes versions. «Cette puissance leur permet de supporter des jeux extrêmement lourds, capables d’afficher une qualité d’image digne d’un film, décrypte-t-il. Côté design, elles prennent l’aspect d’une box parce qu’elles ont de plus en plus vocation à être des centres multimédias connectés. La Xbox, par exemple, permet non seulement de surfer sur internet, mais aussi — en fonction de l’offre de votre fournisseur d’accès — de regarder la télévision.»

À performances relativement identiques, la différence pourrait se jouer sur les jeux en exclusivité. Et de ce point de vue-là, l’avantage revient au modèle de Microsoft. La sortie de la console de Sony — pourtant conçue pour être plus accessible aux développeurs que le modèle antérieur — devait correspondre à celle de plusieurs exclusivités qui ont été repoussées en février.

Mais la PS4 jouit d’un atout sur le prix. Elle coûte en effet 100 euros de moins que sa concurrente, vendue 500 euros, et se paie le luxe, malgré ce, d’être bénéficiaire. Habituellement, les consoles sont vendues à perte et les constructeurs se rattrapent sur les ventes de jeux. Enfin, l’autre petit plus de la PS4, un écran sur la manette permet de partager ses scores. A l’ère des réseaux sociaux, ce gadget sera sans doute fort apprécié.