Pascal Cantenot est à la tête de la holding aixoise La Boulangerie des Alpes, plus connue sous son alias, La Panière. Il se positionne à la 138e place du Top 500 des Savoie. Avec 15,9% de progression de son chiffre d’affaires 2021, il ne connaît pas la crise.
Avec la reprise post-covid, en 2021, année de référence de notre Top 500 des Savoie, La Panière atteint les 43,5 millions d’euros. Malgré les confinements successifs, entre 2020 et 2021, la progression du volume d’affaires s’établit à 15,9%. Alors, véritable prouesse entrepreneuriale ou faveurs conjoncturelles ? « C’est le fruit de nos investissements de 2019, une année où on a doublé la capacité de production de notre atelier central des Combaruches à Aix-les-Bains : 4000 m² de surface en plus. On a également ouvert cinq magasins fin 2019 ; on a eu des sueurs froides avec le ralentissement de 2020 mais en 2021 et 2022, ces ouvertures de magasins ont donné », énonce Pascal Cantenot, pdg de l’enseigne. Il faut compter aussi l’augmentation des prix des matières premières et donc, de ses prix de vente…

pèse 45 M€ de chiffre d’affaires…
Aux origines de La Panière, une boulangerie BtoB
Pascal Cantenot a ouvert sa première boulangerie à Aix-les-Bains en 1993. Il succède à son père à la tête d’une fabrique à pain BtoB. Le fils se rend vite à l’évidence, le ferment ne lève pas : fournir du pain aux collectivités et aux restaurants est un marché frugal. Il transforme donc son commerce en boulangerie BtoC, sans prétention d’en ouvrir une deuxième et encore moins des dizaines d’autres. Aujourd’hui, Pascal Cantenot est à la tête de 42 Panières… et l’empire continue de s’étendre. « En 1993, mon idée, c’était de proposer un produit de qualité et de mettre au point une boulangerie organisée autour d’un atelier central. C’est pour cette raison que je suis fier de mon statut d’industriel. Pour moi, cela signifie produire en quantité tout en gardant l’esprit artisan. »
Lorsque nous lui demandons ce que lui inspire sa place dans le Top 500 des Savoie, Pascal Cantenot sourit : « Je n’ai jamais eu d’objectif particulier, que ce soit en termes de chiffre d’affaires, ou de nombre de magasins donc, je suis content, c’est très bien. » Mais l’homme aux Panières bien garnies s’anime davantage en évoquant sa récente démarche entrepreneuriale : « Ce qui me tient à cœur, c’est que La Panière endosse cette année le statut d’Entreprise à mission. C’est important pour nous. » Entreprise à mission est une disposition de la loi Pacte 2019 (article 176 de la loi du 22 mai 2019) visant à redorer le blason des entreprises. Cela consiste à prendre des engagements sociaux, sociétaux et environnementaux fermes, audités tous les deux ans.
Le groupe va clôturer ses comptes 2022 à 45 millions d’euros pour un peu plus de 500 employés. Pascal Cantenot a-t-il de plus hautes ambitions ? « Oui. J’ai un projet de croissance externe avec l’acquisition de trois magasins, mais je ne peux pas entrer dans le détail, ce n’est pas encore signé. Et puis, on a ouvert récemment une boulangerie à Genève et une deuxième ouvrira en Suisse en 2023. » Rendez-vous est pris pour un prochain Top 100 ?









La Panière continue de manger son pain blanc mais toujours rien pour les animaux… stop à l’élevage intensif, la position de l’entreprise est incompréhensible. J’attends un engagement sur les critères de l’EUropean Chicken commitment sur les poulets, comme ses concurrents l’ont déjà fait