Le 10 mars, Vincent Rolland, coprésident de l’Agence Savoie Mont Blanc (40 salariés, 10 M€ de budget cofinancé à 98 % par les deux départements), a présenté sa démission avec effet immédiat à l’assemblée générale extraordinaire. Trois mois après celle de Nicolas Rubin, son homologue en Haute-Savoie.
« Nous ne sommes plus alignés et ne portons plus le même projet pour le territoire. Dans ces conditions, une seule solution : se séparer à l’amiable », regrette amèrement le conseiller départemental savoyard, également député LR (2e circonscription).

L’objet de la discorde ? « La remise en cause des statuts, votés à l’unanimité en juillet dernier », répond Vincent Rolland (en photo). Le Département de la Haute-Savoie explique, lui, que pour des raisons juridiques, un élu départemental ne peut coprésider l’agence de promotion touristique.
En conséquence, ses élus ont refusé de proposer un candidat, ce qui entraîne un défaut statutaire.
Constatant cette non-désignation, la commissaire aux comptes, qui avait lancé une procédure d’alerte début 2023 pour défaut de financement (à l’époque, le Département 74 voulait financer en direct l’ASMB, ce qui n’était pas autorisé puisque celle-ci dépendait encore du Conseil Savoie Mont Blanc), a indiqué que le dossier serait remis au tribunal pour qu’un administrateur soit désigné.
Le conseil d’administration devrait se réunir le 21 mars « pour permettre une sortie de crise et un sauvetage de l’Agence Savoie Mont Blanc par l’adoption d’une révision des statuts ». Une initiative saluée par la Fédération des offices de tourisme 74.
Patricia Rey







0 commentaires