Entrée de la ville de Bourg par Péronnas, le pont de Lyon va subir une transformation exemplaire en moins de deux ans.
Un an et demi seulement pour une métamorphose presque complète, voilà à quoi peuvent s’attendre tous ceux qui empruntent le pont de Lyon pour entrer ou sortir de Bourg-en-Bresse, voire pour traverser la ville, soit pas moins de 12 000 véhicules par jour.
Cette entrée de ville, contiguë à Péronnas, est une zone mixte. « Elle comprend de la friche industrielle, mélangée à de l’habitat, mais aussi du stationnement et beaucoup de circulation », explique Claudie Saint-André, déléguée à l’urbanisme et à l’aménagement de la mairie de Bourg-en-Bresse.
Devant la surcharge grandissante du trafic, la municipalité prévoit donc de créer un giratoire pour fluidifier la circulation, mais également une nouvelle voie à double sens. Celle-ci débutera rue de l’École Normale pour “couper” à travers les parkings existants et rejoindre le boulevard Jules Ferry au niveau de la rue du Général Delestraint. La dernière partie du boulevard Jules Ferry demeurera à sens unique, mais changera de sens et sera réservée aux riverains.
Un calendrier express
Le chantier, divisé en quatre phases, commence ce mois-ci et se terminera à l’été 2023. La première étape, jusqu’en juin 2022, concerne les travaux préparatoires avec la nécessaire mise aux normes des réseaux d’eau potable et d’assainissement. « Sur un chantier de cette ampleur, il faut en profiter et éviter ainsi une intervention sur la voirie dans les années qui suivent le projet », précise Sébastien Guéraud, délégué à la proximité et aux déplacements. De l’été 2022 jusqu’à l’hiver, le parking situé le long de l’École Normale sera réaménagé, passant de 150 à 220 places. Dans le même temps, la nouvelle voirie, le giratoire et les différents carrefours seront aménagés. Un parvis aux abords du site Delestraint sera créé.
Mode doux de rigueur
De l’hiver jusqu’à l’été 2023, la nouvelle voirie devrait être ouverte et les travaux des itinéraires dédiés aux modes doux débuteront. L’été 2023 ne servira plus qu’aux finitions. L’ensemble du secteur permettra la poursuite de la création du réseau “Vélo Express”, avec l’aménagement pendant la troisième phase d’une voie cyclable bidirectionnelle du nouveau giratoire jusqu’au rond-point du Stand (Intermarché). Les deux intersections comprendront d’ailleurs une voie de circulation réservée aux cycles. Les traversées piétonnes seront sécurisées avec la création d’un passage surélevé. De nombreux arbres seront plantés pour verdir les lieux.
La question des friches en suspens
Si le giratoire doit fluidifier la circulation, impossible en revanche de modifier le pont de Lyon. Entre les voies ferrées qui passent en dessous et tous les équipements de sécurité, il faudrait un investissement d’au moins 10 millions d’euros pour pouvoir tout refaire.
La friche Quinson-Fonlupt, jouxtant le futur giratoire et appartenant au domaine privé, devrait servir à entreposer la terre à dépolluer, avant de disparaître dans les années à venir.
Quant aux locaux de l’ancienne brasserie, tout demeure en suspens. Les terrains et bâtiments sont dans le giron du Conseil départemental et aucun projet n’a encore été annoncé. Une incertitude regrettée par la mairie qui ne peut se projeter totalement sur l’aménagement du boulevard Jules Ferry. Ces travaux ne devraient donc constituer qu’une première phase dans la modification de l’entrée de ville. Enfin, le chantier ne devrait pas empêcher le passage. « Il se fera au ralenti, ce sera un peu plus serré, mais ça passera », conclut Sébastien Guéraud.


Joséphine Jossermoz








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