Les agriculteurs de l’Ain pour la souveraineté alimentaire

par | 29 novembre 2023

Les syndicats agricoles de l’Ain ont manifesté leur colère en retournant les panneaux des communes des grands axes de circulation du département.

« Ces produits sont non conformes, mal étiquetés, d’origines étrangères avec des normes beaucoup moins contraignantes que pour la production française, expliquait Justin Chatard, président des Jeunes agriculteurs de l’Ain, en montrant ceux que le syndicat a contrôlés et achetés, mardi 21 novembre, dans les grandes et moyennes surfaces autour de Bourg-en-Bresse. Aujourd’hui nous attendons que la loi Égalim (loi en faveur de l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable) soit respectée avec la réalisation de contrôles sur les produits. »

Les agriculteurs de l’Ain, représentés par les Jeunes agriculteurs et la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de l’Ain (FDSEA) ont retourné, dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 novembre, les panneaux de plus de 200 communes du département.

Une action forte de communication pour symboliser le slogan “On marche sur la tête”, pour exprimer leurs mécontentements et dénoncer les incohérences politiques auxquelles les agriculteurs font face. C’était aussi une action nationale qui s’étalait du 20 au 24 novembre dans tous les départements de France.

Un constat édifiant

Quelques heures avant leur rendez-vous en préfecture, les agriculteurs ont contrôlé les grandes et moyennes surfaces autour de Bourg-en-Bresse, notamment sur les prix rémunérateurs et l’origine des produits agricoles. « Le constat est édifiant et l’échantillon de produits étrangers que nous apportons à Madame la préfète, montrent des erreurs flagrantes d’étiquetage », détaillait Justin Chatard.

Dans les produits épinglés, les syndicats agricoles de l’Ain dénoncent des incohérences entre la politique qui est menée sur l’agriculture au niveau national et la concurrence déloyale des produits importés. De cette rencontre les agriculteurs aindinois attendent une prise de position claire et tranchée de la part du Gouvernement.

Ils dénoncent encore des lois, en place (Égalim) ou en discussion comme le pacte et loi d’orientation et d’avenir agricole (PLOA) « qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu pour la sauvegarde de notre agriculture », relevait encore Justin Chatard.


Carole Muet

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