Lionel Salaün revient au festival du premier roman

Lionel Salaün revient au festival du premier roman

L’AUTEUR CHAMBERIEN REVIENT AU FESTIVAL DU PREMIER ROMAN AVEC UN NOUVEAU LIVRE, WHITESAND.

« L’écriture justifie tout. » Les nuits devant l’ordinateur et les jours comme manutentionnaire, trente ans sans prendre de vacances, les rêves de voyage inassouvis faute de moyens, et une certaine précarité économique. « Elle m’a maintenu dans cette précarité, mais elle m’a permis de vivre. » Lionel Salaün écrit comme il respire. Depuis toujours et pour toujours. A 60 ans, il revient, du 22 au 26 mai, au Festival du premier roman de sa ville, Chambéry, qui l’avait élu lauréat en 2011 pour son premier roman publié, Le Retour de Jim Lamar (Liana Levi). « Cette année, dit-il dans un sourire, je viens comme invité avec mon nouveau livre, Whitesand. »

Lionel Salaün interviendra en tant qu’invité au festival du premier roman de Chambéry. Crédit photo : Annick Beaulieu.

Une forme de reconnaissance pour cet homme qui cultive la modestie. « Avant 2011, je n’avais jamais mis les pieds au festival, même en tant que lecteur ou spectateur, car je ne me considérais pas comme légitime. » Il avait pourtant déjà derrière lui une quinzaine de manuscrits, rédigés dès ses vingt ans. « C’est à cet âge que j’ai envoyé mon premier texte à une maison d’édition, et que j’ai  essuyé mon premier refus. » Depuis, les fins de non-recevoir se sont accumulées sur son bureau, constituant un monticule de 250 à 300 plis… Pas de quoi le décourager. Car Lionel Salaün vit pour écrire et n’écrit pas pour vivre. D’ailleurs, Whitesand à peine sorti chez Actes Sud (le 6 mars), le voilà prêt à débuter l’écriture de son prochain opus. « Je devrais pouvoir m’y mettre dans les jours qui viennent. J’ai accumulé assez de notes », dit-il. Une douzaine d’autres projets germent en silence dans son esprit curieux. Lionel Salaün n’est jamais à court d’histoires à raconter.

VOYAGE DANS L’IMAGINAIRE

Toutes parlent de voyage, d’aventure et d’un éternel retour différé. « Très jeune, j’ai découvert L’Odyssée d’Homère. Ce récit m’a profondément marqué. C’est un texte fondateur pour moi. » L’adolescent d’alors, boulimique de lecture au point de sécher l’école pour lire en cachette au grenier, dévore toute l’œuvre de Jack London, son « grand frère » qui lui « a montré le chemin ». Il poursuit son insatiable festin avec tout ce qui lui passe sous la main. Adulte, il découvre d’autres Américains qui deviennent des modèles : Faulkner, « le plus grand », Steinbeck, Richard Russo, Jim Harrison… « La lecture est mon carburant. Elle me nourrit, mais ne m’inspire pas. »

Son inspiration, il la trouve un peu partout, dans les actualités comme dans l’histoire, dans ses rencontres comme dans son imagination pure. Un vrai travail de tous les jours, de toutes les heures. « Écrire est souvent douloureux, confirme-t-il. Cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique ! Il faut imaginer l’histoire, construire les phrases, leur donner de la musicalité… » Passionné par la musique sous toutes ses formes, l’écrivain n’est satisfait que lorsque ses mots sonnent enfin juste à son oreille. Adepte des phrases longues de 15 à 20 lignes, il les conçoit comme « un petit concerto où différents mouvements donnent un rythme ». Et lorsque le syndrome de la page blanche le guette, il avoue se sentir inutile et frôler la dépression.

Le besoin d’évasion, qui lui a fait prendre sa plume à 16 ans, a toujours raison de ces moments de doute. Car chaque nouvelle histoire est pour Lionel Salaün un voyage inédit au pays des mots. A défaut de pouvoir s’offrir un « roadtrip » dans les États-Unis qui l’inspirent tant, il y projette la plupart de ses héros, effectuant ainsi les plus belles des odyssées. Humaines et sensibles.

BIBLIOGRAPHIE

Lionel Salaün a publié quatre romans : Le Retour de Jim Lamar (Liana Levi) qui a reçu 12 prix ; Bel Air (Liana Levi) ; La Terre des Wilson (Liana Levi) ; Whitesand (Actes Sud).

Il sera présent au festival du premier roman de Chambéry pour des rencontres avec le public les 24 et le 25 mai (plus d’infos sur www.festivalpremierroman.com et dans Eco du 17 mai) ; dédicacera son livre à la librairie Les Carnets d’Albert, à Sallanches, le 5 juin dès 18 h 30 ; et participera, à Samoëns, à la manifestation « Un auteur au bistrot », du 26 au 30 juin.

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