Le partage du financement des études sur les accès du Lyon-Turin, de Lyon jusqu’au tunnel de base en Maurienne, était soumis à un calendrier strict avec une date butoir fixée au 30 janvier 2024. Sans un accord entre l’État et les collectivités territoriales, la participation de l’Europe (90 M€ sur un total de 220 M€) serait passée par pertes et profits.
Les négociations, menées par la préfète de région, Fabienne Buccio, furent longues et âpres, selon Hervé Gaymard, président du conseil départemental de la Savoie : « Ce fut compliqué de réunir le tour de table. Le département de la Savoie a été le premier à affirmer sa participation d’un montant de 3 M€, sachant que cette dépense n’entre pas dans le champ de nos compétences. »
Le 30 janvier, la répartition du tour de table, d’un montant de 130,25 M€, a été révélée : l’État (85 M€), la Région Aura (33 M€), la métropole de Lyon (5 M€), le Département de la Savoie (3 M€), le département du Rhône (1,50 M€), la métropole de Grenoble (1 M€), l’agglomération d’Annecy (1 M€), l’Agglomération Grand Chambéry (450 k€) et l’Agglomération Grand Lac (300 k€). Aux abonnés absents, le département de la Haute-Savoie dont s’indigne Loïc Hervé, sénateur : « La majorité des élus du Département de la Haute-Savoie pense peut-être que le Lyon Turin ne nous concerne pas ? […] c’est désespérant ! »
Le scénario « grand gabarit » retenu par la France pour le tracé du Lyon-Turin devrait assurer le report modal de quelque 40 millions de tonnes de marchandises chaque année.







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