Loin, très loin (enfin, j’espère) des scandales financiers qui agitent le petit monde du foot professionnel masculin, l’équipe féminine quant à elle, court après son ballon, certes, mais aussi après un peu de médiatisation. Et à mon avis, les joueuses peuvent courir longtemps. Les sacro-saints footeux qui empochent tranquille des millions de dollars – ah, pardon, d’euros – il est impossible de les rater. Ils sont partout. Même si vous n’êtes pas un aficionados du sport nationalement plébiscité par nos concitoyens, avouez que passer à côté d’un match un tant soit peu important, relève de l’exploit. Ça, c’est pour la version masculine. Pour ce qui est des dames, en revanche, c’est une autre affaire. Car nous avons une équipe nationale féminine, en foot ! Et même qu’en ce moment, elles jouent leur coupe du monde ! Vous n’en n’avez pas entendu (trop) parler ? C’est normal. Parce que question retransmission télévisuelle et couverture médiatique, ce n’est pas tout à fait ça. Les matchs sur W9, qui les regardent ? Notez bien que je n’ai rien contre cette chaîne – de toute façon, je ne regarde pas spécialement la télévision. Mais W9, avouez que ça fait quand même moins rêver que TF1 à 21 h…

Alors oui, je pense – et ce n’est pas nouveau – qu’en tant que femmes, elles sont probablement moins prises au sérieux. Splach !!! Vous êtes éclaboussé ? Mille excuses. Reprenons : en tant que femmes, ces sportives sont moins médiatisées. Elles disposent de moins de moyens financiers que leurs homologues masculins. Et certainement, exercent-elles une activité professionnelle en marge de leur sport.

Dans l’entreprise, c’est (encore trop) souvent pareil. Et quel que soit le secteur d’activité. Même si, j’en conviens aisément, certains se prêtent plus que d’autres à une image fortement masculinisante. Alors, on cherche des solutions (voir brève ci-contre si vous souhaitez ajouter un exemple à mon argutie). Mais nonobstant cela, le chemin est encore (très) long et tortueux. Où en est-on aujourd’hui ? Vous n’avez pas besoin de répondre à cette question de pure rhétorique. Grosso modo, les écarts de salaires moyens entre hommes et femmes s’élèvent, en France, à quelque 17% (à fonction et compétences égales). On a du mal à faire venir les femmes sur certains postes, comme on a du mal à les attirer en politique. Peut-être, quelque part, sont-elles un peu responsables. Coupables même, de vouloir trop bien faire. Finalement, elles peuvent se sentir effrayées à revendiquer des parcelles de responsabilités qui pourraient pourtant leur échoir. Peut-être aussi, que le mâle drapé dans son monopole encore trop souvent quasi-exclusif, a du mal à se remettre en question et à se pousser, un petit peu, pour faire de la place. Pourtant, il y aurait des solutions. En aidant les familles à trouver des modes d’accueil pour les enfants, par exemple. Valoriser les temps partiels (choisis), sans pression aucune. Annihiler les écarts injustifiés de salaires serait un élément de motivation. Pour que tout le monde puisse (enfin) jouer sur le même terrain…